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Concours

Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /Déc /2009 05:37
Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Que la prière et bénédiction soient sur son messager, Mohammad, le dernier des prophètes. Amin

Salam aleicom

Une réponse au Pape     par Jaafar Sheikh Idris

Le 12 septembre 2006, le Pape Benoît XIV a prononcé un discours à l’Université de Ratisbonne. Le discours fut initialement prononcé en allemand, mais fut plus tard traduit en anglais par le Vatican sous le titre « The Three Stages in the Program of Dehellenization » . [1] C’est sur cette traduction que s’appuie ma réponse.

Le principal thème du discours du Pape était la relation entre la foi et la raison, et plus particulièrement le développement de la pensée occidentale sur cette question, en relation avec la chrétienté. Mais pour une raison qui demeure obscure, le Pape a débuté son discours avec une citation qui semblait n’avoir aucun lien avec le thème principal. Il a commencé par citer des paroles que l’empereur byzantin Manuel II Paléologue, du quatorzième siècle, avait prononcées au sujet de l’islam : « Montre-moi donc ce que Mahomet a apporté de nouveau, et tu y trouveras seulement des choses mauvaises et inhumaines, comme son ordre de diffuser par l'épée la foi qu'il prêchait. »,

Afin de convaincre son auditoire que l’empereur, qu’il décrit comme « érudit », n’avait pas parlé par pure ignorance de la religion islamique, le Pape a ajouté : « L’empereur savait certainement que dans la sourate 2:256, il est écrit : «Pas de contrainte en matière de foi» – c’est l’une des sourates primitives datant de l’époque où Mohammed lui-même était privé de pouvoir et se trouvait menacé.
Mais l’empereur connaissait naturellement aussi les dispositions inscrites dans le Coran – d’une époque plus tardive – au sujet de la guerre sainte. »
Ces déclarations sont pleines d’erreurs, d’inexactitudes, d’idées reçues et de représentations erronées de l’islam.

Premièrement, nier le fait que Mohammed a apporté quelque chose de nouveau et de très grande valeur est soit un signe d’ignorance de son message, soit un signe de préjugé aveugle. Le fait que Mohammed a apporté quelque chose de nouveau et de grande importance, surtout pour les gens du Livre [dont font partie les juifs et les chrétiens], est affirmé à plusieurs reprises dans le Coran.

Traduction relative et rapprochée « Ô gens du Livre! Notre Messager (Mohammed) est venu à vous, vous exposant une grande partie de ce que vous cachiez du Livre et passant sur bien des choses (qui ne sont maintenant plus nécessaires). Une lumière vous est venue de Dieu, ainsi qu’un Livre explicite par lequel Il guide sur le chemin de la paix ceux qui cherchent Son agrément.» Sourate 5: Verset 16

Traduction relative et rapprochée Dis : « Ô gens du Livre! Venez à un accord commun entre vous et nous: que nous n’adorions que Dieu sans Lui attribuer d’associés, et que nous ne prenions personne comme seigneur (ou protecteur) en dehors de Dieu.» Sourate 3: Verset 64

Deuxièmement, le Pape a dit : « La principale phrase dans cette argumentation contre la conversion par contrainte s’énonce donc ainsi : Ne pas agir selon la raison contredit la nature de Dieu. » Puis il a cité les commentaires que Théodore Khoury, qui a publié et édité ce dialogue, aurait émis sur les paroles de l’empereur : « pour l’empereur, un Byzantin, nourri de la philosophie grecque, ce principe est évident. »

Une personne n’a nul besoin d’être nourrie de la philosophie grecque pour savoir que la conversion par la contrainte et le fait de ne pas agir selon la raison sont des choses que Dieu n’approuve pas. Le prophète Mohammed a dit : « Jamais la dureté ne s’est trouvée dans une chose sans qu’elle ne l’enlaidisse, et jamais la douceur ne s’est trouvée dans une chose sans qu’elle ne l’embellisse. » C’est pour cette raison qu’il est prescrit ce qui suit au musulman:

Traduction relative et rapprochée « Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. » Sourate 16:125

Troisièmement, le verset en question n’a pas été révélé durant la première période de la révélation tel que le prétend le Pape en s’appuyant sur l’avis de ses experts. Ce verset se trouve dans la sourate al-Baqarah, qui fut révélée après que le Prophète eût émigré à Médine et reçu l’appui de son peuple, et après qu’il fût entré en guerre contre les Mecquois. Même les circonstances dans lesquelles fut révélé le verset, tel que le mentionne, entre autres, Ibn Kathir, le prouvent. Certains Médinois qui avaient embrassé l’islam, mais dont les fils avaient choisi de demeurer juifs, songèrent à convertir ces derniers à l’islam par la force, mais il leur fut ordonné de n’en rien faire. Par ailleurs, pourquoi une personne « privée de pouvoir et vivant sous la menace » aurait-elle dit à ses compagnons de ne pas recourir à la force pour convertir les gens? Pourquoi leur aurait-il dit de s’abstenir de faire une chose qu’ils n’étaient pas en position de faire de toute façon?
Quatrièmement, ce verset souvent cité n’est pas un verset isolé tel que le suggèrent les paroles du Pape. Il met en relief un fait qui revient dans plusieurs autres versets et qui constitue un enseignement fondamental de l’islam. Cet enseignement est que la foi réside dans le cœur, et que nul être créé, qu’il soit prophète ou démon, n’a quelque contrôle que ce soit sur le cœur de l’homme. Nul autre que Dieu n’a le pouvoir d’instiller la foi dans le cœur d’une personne ou de l’en priver. À de maintes reprises, Dieu a rappelé aux prophètes comme Noé, Moïse, Jésus et Mohammed que leur rôle ne consistait qu’à transmettre le message de la meilleure façon possible. Ils ne guidaient les gens vers la vérité qu’en la leur transmettant et en tentant de les persuader de la meilleure façon possible. Ils ne guidaient pas les gens par la force et de toute façon, il leur était impossible de le faire. De nombreux versets, dans le Coran, mettent l’accent sur ce fait. En voici quelques exemples :

Traduction relative et rapprochée Rappelle-leur, car tu n’es là que pour rappeler. Tu n’as nul pouvoir de les contraindre à la foi. Sourate 88: Verset 21-22

Traduction relative et rapprochée Est-ce toi qui peux contraindre les gens à devenir croyants, (ô Mohammed) ?

Traduction relative et rapprochée Tu ne guides pas, (ô Mohammed), celui que tu aimes. C’est plutôt Dieu qui guide qui Il veut. Sourate 28: Verset56

Traduction relative et rapprochée Bien que tu le souhaites ardemment, la plupart des gens ne croiront pas.

La personne qui se fait rappeler cela par ce même Dieu qui l’a envoyée transmettre Son message pourrait-elle, logiquement, tenter de forcer les gens à devenir croyants? Certains avanceront que le Prophète est pourtant bel et bien entré en guerre contre certains groupes, qu’il a encouragé les musulmans à se battre de la même façon, et qu’on appelle ces guerres « jihad ». Cela s’est bel et bien passé ainsi, mais il devrait être clair, maintenant, qu’il n’a en aucun cas pu faire cela en dérogeant aux instructions divines qui étaient on ne peut plus claires. Ces guerres ont nécessairement été déclenchées pour des raisons autres que celle de forcer les gens à se convertir à l’islam. Nous ne pouvons, dans cet article, étudier en détail les circonstances particulières qui ont mené à chacune de ces guerres ou les conditions requises pour rendre ces guerres licites. Je me contenterai de dire qu’elles n’ont été que des réponses à des agressions, toutes sortes d’agressions, qu’elles n’ont été déclenchées que contre ceux qui attaquaient les musulmans sur la base de leur nouvelle foi; contre ceux, également, qui usaient de leur pouvoir pour empêcher les gens d’embrasser l’islam, et contre ceux qui avaient violé un pacte qu’ils avaient pourtant conclu avec les musulmans. Tous les autres non-musulmans qui ne faisaient pas partie de ces catégories, incluant les juifs et les chrétiens, vivaient en paix avec et parmi les musulmans; c’était le cas à l’époque du Prophète, et c’est encore le cas aujourd’hui. Le fait d’être non-musulman n’a jamais été considéré, en soi, une raison pour tuer quelqu’un. Même des groupes comme al-Qaida avancent d’autres justifications pour attaquer les gens qu’ils attaquent.

Cinquièmement, dans sa tentative de rendre la foi chrétienne compatible avec la raison, le Pape a eu besoin de recourir aux interprétations de gens tels que cet empereur, qui ont, dans le passé, tenté d’allier la chrétienté avec la philosophie grecque.

« En profondeur, il y va, dans la rencontre entre foi et raison, des lumières et de la religion authentiques. A partir de l’essence de la foi chrétienne et en même temps à partir de l’essence de l’hellénisme, qui s’était fondu avec la foi, Manuel II a pu effectivement déclarer : Ne pas agir « avec le Logos » est en contradiction avec la nature de Dieu. »

Cela signifie que la nature de Dieu ne devient contraire à la déraison que si, à l’aide de la philosophie grecque, Dieu s’identifie avec le « Logos ».

« En référence au premier verset de la Genèse, Jean a ouvert le prologue de son Évangile avec la parole : ‘Au commencement était le Logos.’ (…) Au commencement était le Logos, et le Logos est Dieu, nous dit l’évangéliste. »

Cela signifie que le Dieu dont la nature est compatible avec la raison n’est pas le Dieu traditionnel de la chrétienté. C’est n’est pas Dieu le père, ou Dieu le fils, ou Dieu le saint-esprit, ni une combinaison des trois. Le Pape a dû recourir à cette compréhension de Dieu qui L’identifie avec la raison, car il ne peut dire, du Dieu traditionnel de la chrétienté, que la déraison est contraire à Sa nature. Il ne peut dire cela parce qu’il sait pertinemment que la déraison caractérise la conception chrétienne traditionnelle de la nature de Dieu. C’est d’ailleurs ce que l’islam a toujours principalement reproché à la chrétienté. Le Coran nous dit que l’affirmation selon laquelle Dieu aurait un fils est incompatible avec la raison et ne peut donc être compatible avec la véritable nature de Dieu. Pour expliquer cela plus clairement, considérons cette compréhension de Dieu qui est partagée par presque tous ceux qui croient en Son existence, c’est-à-dire celle de Dieu en tant que Créateur.

Les arguments utilisés dans le Coran pour réfuter la conception de Dieu en tant que père se basent sur cet attribut essentiel de Dieu. Ces arguments peuvent être paraphrasés comme suit :

Premièrement, si Dieu est le créateur de toute chose, Il doit nécessairement être le créateur de cette personne appelée Son « fils ». Un père, pourtant, ne crée pas normalement son enfant; il l’engendre. Un être ne peut être le père de celui qu’il a créé.

Deuxièmement, un père ne peut avoir un fils que s’il a une épouse. « Comment aurait-Il un enfant alors qu’Il n’a pas d’épouse? », demande le Coran. Comme les chrétiens, les musulmans croient que Marie est la mère de Jésus. Mais Marie n’est pas l’épouse de Dieu; elle est l’une de Ses créatures.

Troisièmement, si Dieu est le créateur de toute chose, Il Se suffit nécessairement à Lui-même. Et s’Il Se suffit à Lui-même, Il n’a nul besoin d’avoir un fils. « Ils disent que Dieu a un fils. Mais Il est bien au-dessus de ce qu’ils Lui attribuent! Il est Celui qui Se suffit à Lui-même », dit le Coran.

Quatrièmement, ce problème (de raisonnement) se complique encore par la croyance voulant que Jésus soit tout aussi éternel que Dieu le « Père ». Comment une personne qui partage l’attribut d’éternité avec une autre peut-elle être son enfant? Un enfant doit nécessairement venir après son père.

Cinquièmement, les chrétiens croient aussi que Jésus est mort et ressuscité. Comment une personne que l’on qualifie d’éternelle – et qui n’a donc pas connu de commencement – peut-elle mourir? Les intellectuels musulmans ont depuis longtemps souligné cette vérité logique voulant que si le fait d’être éternel signifie ne pas avoir de commencement, cela suppose également l’absence d’une fin. Pourquoi? Parce qu’un être qui n’a pas de commencement se suffit nécessairement à lui-même, ce qui signifie que son existence ne dépend d’aucun facteur qui lui est extérieur. Il ne peut donc cesser d’exister, parce qu’une chose ne cesse d’exister que lorsque certaines conditions extérieures qui assurent son existence deviennent absentes. Mais s’il est lui-même la cause de son existence, il ne peut cesser d’exister.

Lorsque confrontés à des arguments aussi rationnels, certains chrétiens rétorquent : « Le problème, c’est que vous prenez le mot « fils » au sens littéral… ». D’accord, nous ne nous querellerons pas avec vous sur des mots. Alors donnez-nous la signification non-littérale du mot « fils », dépourvue de ces contradictions… Jamais, jusqu’à maintenant, on ne nous a donné cette signification non-littérale.

Sixièmement, en islam, nous n’avons nul besoin de recourir à quelque source que ce soit en dehors du Livre de Dieu pour prouver que la foi est compatible avec la raison, parce que la foi elle-même commande cette compatibilité. Le Coran reconnaît les principes rationnels, les preuves empiriques et les valeurs morales saines, et il les utilise pour prouver qu’il est la parole de Dieu.

Le Coran dit, à propos de lui-même : Traduction relative et rapprochée « S’il provenait d’un autre que Dieu, ils y trouveraient maintes contradictions. » Sourate 4: Verset 82

Le Coran condamne ceux qui nient le témoignage des sens: Traduction relative et rapprochée « Même si Nous avions fait descendre sur toi, (ô Mohammed), un (véritable) manuscrit sur parchemin qu’ils auraient pu toucher de leurs propres mains, les mécréants auraient dit : « Ce n’est que de la magie évidente! » Sourate 6: Verset 7

Il insiste sur le fait que Dieu enjoint le bien et que jamais Il n’enjoint des actes indignes. Dans le verset 90 de la sourate 16, on peut lire :

Traduction relative et rapprochée « Certes, Dieu enjoint la justice, la bienfaisance et l’assistance aux proches. Et Il interdit l’indécence, l’injustice et la rébellion. Il vous exhorte afin que vous vous souveniez. »

Les savants de la Bible nous disent, cependant, que le Nouveau Testament contient de nombreuses contradictions, de même que des erreurs de fait. Par ailleurs, l’Ancien Testament impute à des prophètes comme Lot et David une conduite immorale que seuls les êtres les plus déviants commettraient. C’est en partie à cause de cela que beaucoup de gens, incluant certains chrétiens et juifs, ne croient plus que tout le contenu de la Bible soit la parole de Dieu.

Septièmement, le Pape cite ainsi le professeur Khoury :
« Pour la doctrine musulmane , Dieu est absolument transcendant, sa volonté n’est liée par aucune de nos catégories, fût-elle celle du raisonnable ».

En effet, Dieu est absolument transcendant et ne peut, par conséquent, être lié par aucune chose qui Lui est extérieure. Il est le Créateur de toute chose, incluant nos catégories. Mais le fait qu’Il soit absolument exempt de toute influence extérieure ne signifie pas pour autant que Ses actions soient accomplies au hasard, qu’Il dise ou fasse des choses contraires à la raison, cette raison même dont Il nous a dotés. Dieu est totalement libre, mais Ses actions sont gouvernées par Ses attributs de perfection. C’est ainsi qu’Il ne Se contredit jamais; Il n’enjoint rien qui soit immoral et ne dit rien qui puisse être démenti par les faits empiriques qu’Il a Lui-même créés. Pourrait-Il agir autrement? Bien sûr, qu’Il le pourrait; et nous Le louons justement parce que bien qu’Il le pourrait, Il a choisi de ne pas agir d’une façon qui viendrait contredire la raison ou les principes moraux. Il doit en être ainsi. On ne loue pas une personne parce qu’elle n’a pas commis un mal qu’elle est de toute façon incapable de commettre.

Huitièmement, une religion véridique est une religion fondée sur un message de Dieu, transmis par Ses messagers. Notre tâche consiste à nous efforcer de comprendre ce message et d’agir conformément à ses préceptes. Bien sûr, ce faisant, il peut nous arriver de commettre des erreurs, mais jamais nous ne devons intentionnellement y apporter des changements, que ce soit en y apportant des ajouts ou y soustrayant des éléments. Car une fois que cela a été fait, on ne peut plus prétendre suivre un message révélé par Dieu; on ne suit plus qu’un message de fabrication humaine. Traduction relative et rapprochée « Messager! Transmets ce qui t’a été révélé de la part de ton Seigneur. Car si tu ne le fais pas, tu n’auras pas communiqué Son message. » Sourate 5: Verset 67

Une religion qu’on a altérée devient une religion de fabrication humaine, une idéologie équivalant à n’importe quelle autre idéologie profane. Mais altérer la religion, voilà ce à quoi sont habitués depuis longtemps les juifs et les chrétiens. Et c’est exactement ce que le Pape est entrain de faire, présentement, avec ce qui reste de la chrétienté. Il souhaite la façonner en une idéologie eurocentrique dont la philosophie grecque et la renaissance sont d’inséparables éléments. Qu’en est-il des chrétiens habitant dans d’autres parties du monde et dont la culture ne présente aucune affinité avec la pensée européenne? Se verront-ils maintenant obligés d’étudier cette pensée pour en faire un nouvel élément de cette religion qui, ils le savent, tire ses origines de l’Orient?

Certains pourraient dire qu’il y a des musulmans, de nos jours, qui font de même avec leur religion. Ils le font, en effet. Mais heureusement, leurs tentatives sont vaines. Car l’islam est une religion que Dieu a promis de préserver et de rendre accessible à tous ceux qui sont à la recherche de la vérité et ce, jusqu’à la fin des temps.

Traduction relative et rapprochée « En vérité, c’est Nous qui t’avons révélé le Rappel; et c’est Nous qui le garderons certes (contre toute altération). » Sourate 15: Verset 9 Le texte original du Coran sera toujours disponible, et la Sounnah du Prophète, qui en donne l’explication, sera toujours préservée. Et il y aura toujours d’honnêtes érudits qui présenteront cette religion telle qu’elle est vraiment. Certes, certains dévieront de cette vérité et il se trouvera de nombreuses personnes pour les croire et les suivre. Mais ces déviations ne remplaceront jamais entièrement cette vérité que Dieu a promis de préserver. Il l’a déjà préservée durant mille quatre cents années; il ne fait aucun doute qu’Il continuera de la préserver jusqu’à la fin des temps.

Source: http://www.whymuhammad.com/fr/contents.aspx?aid=4378
aurait-il dit à son interlocuteur, un savant persan. On rapporte qu’il aurait ajouté : « Dieu ne prend pas plaisir au sang, et ne pas agir raisonnablement (‘sunlogô’) est contraire à la nature de Dieu. La foi est un fruit de l’âme, non du corps. Donc si l’on veut amener quelqu’un à la foi, on doit user de la faculté de bien parler et de penser correctement, non de la contrainte et de la menace. Pour convaincre une âme raisonnable, on n’a besoin ni de son bras, ni d’un fouet pour frapper, ni d’aucun autre moyen avec lequel menacer quelqu’un de mort. » Verset Sourate10: Verset 99 Sourate12: Verset 103
Par abdoullah_ibn_tayeb
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Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /Déc /2009 05:02
Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Que la prière et bénédiction soient sur son messager, Mohammad, le dernier des prophètes. Amin

Salam aleicom

La Tolérance de l'Islam

Conceptions erronées courantes concernant « l’Islam et la tolérance religieuse »


Je voudrais d’abord commencer par dissiper quelques unes des conceptions erronées qui ont assombri la compréhension de beaucoup de Chrétiens et d’Occidentaux à l’égard de l’Islam. Beaucoup croient que l’Islam a été répandu par l’épée, et que l’Islam est synonyme d’oppression, de coercition et de dénégation des droits et libertés fondamentaux. De plus, beaucoup de nations occidentales font de l’Islam l’équivalent de l’intolérance et de l’extrémisme. Même des penseurs non Musulmans bien éclairés, des politiciens et des membres du clergé, se sont obstinés à développer cette image négative et erronée. C’est ce stéréotype qui doit être écarté pour présenter une image claire et fidèle de l‘Islam aux peuples occidentaux.
L’Islam invite tous les peuples à examiner soigneusement les tenants et aboutissants de ces conceptions erronées avant de se former une conclusion ou une image de l’Islam. Dieu dit dans le Saint Coran:

Ô vous qui avez cru! Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair (de crainte) que par inadvertance vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait.
T.C., Sourate 49, (Les Appartements Privés), Verset 6.

L’Islam et l’esprit de tolérance religieuse
Comme le monothéisme constitue le fondement de l’Islam, la tolérance en est une de ses caractéristiques essentielles. «Islam» signifie littéralement à la fois «soumission» à Dieu et «paix». La tolérance religieuse a toujours été pour l’Islam une loi de vie nécessaire qui ne peut être négligée sous peine de mettre la société en grand péril. Permettez-moi, mes chers frères et soeurs, de vous fournir quelques exemples de l’esprit de tolérance qui gît au fond de la foi Islamique.

D’abord l’Islam proclame de façon absolument claire que toute l’humanité ne forme qu’une seule grande famille. L’origine de tous les peuples est une, puisque tous les êtres humains ont été créés d’une seule âme. Dieu dit dans le Saint Coran:

Ô hommes! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d'un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d'hommes et de femmes. Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement.

Comme tous les peuples font partie d’une même famille, l’Islam insiste sur la nécessité d’une égalité et d’un respect absolus entre tous les êtres humains. Ni la race, ni la couleur, ni l’ethnie, ni le privilège (si ce n’est celui de la droiture) ne peuvent être des critères de valeur en Islam. Dans le Saint Coran, Dieu s’adresse à toute l’humanité dans ces mots:

Ô hommes! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur.
Sourate 49, (Les Appartements Privés), Verset 13.

La variété et la diversité humaines sont considérées comme faisant partie de la bénédiction et de la miséricorde de Dieu. Les peuples sont invités à aller au-delà de la simple coexistence et de chercher activement à s’entendre mutuellement et de nouer des relations d’entraide réciproque. Le prophète Mouhamed considére que tous les peuples font partie de la famille de Dieu, et Dieu aime le plus ceux qui se montrent les plus utiles aux membres de Sa famille.

En deuxième lieu: le Coran insiste sur une conception de la justice qui ne se limite pas à la race, la couleur, la croyance ou la nationalité.
Dieu dit encore aux croyants:

Ô les croyants! Soyez stricts (dans vos devoirs) envers Allah et (soyez) des témoins équitables. Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injustes. Pratiquez l'équité: cela est plus proche de la piété. Et craignez Allah. Car Allah est certes Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites.
T.C., Sourate 5, (La Table), Verset 8.

En troisième lieu: l’Islam est par nature universel, embrassant tous les messages et religions antérieurs inspirés par Dieu. De même que Dieu est Un, ainsi en est-il du message essentiel de la foi qu’Il vous a envoyée par Ses prophètes et ses messagers. Le Saint Coran dit:

Il vous a légiféré en matière de religion, ce qu'Il avait enjoint à Noé, ce que Nous t'avons révélé, ainsi que ce que Nous avons enjoint à Abraham, à Moïse et à Jésus: "Etablissez la religion; et n'en faites pas un sujet de divisions". Ce à quoi tu appelles les associateurs leur paraît énorme Allah élit et rapproche de Lui qui Il veut et guide vers Lui celui qui se repent.
Sourate 42, (La Consultation), Verset 13.

En Islam, l’unicité de Dieu implique l’unité de la vraie foi et de la vraie religion. Les messages fondamentaux que tous les prophètes ont eu mission de livrer sont éternels et universels: inviter toute l’humanité à adorer Dieu seul. Dieu dit clairement dans le Saint Coran que tous les peuples de foi, ceux qui se soumettent à Dieu et à Sa vérité, constateront l’unité de tous les messagers de Dieu et de leurs révélations respectives, et ils les admettront donc tous:

Le Messager a cru en ce qu'on a fait descendre vers lui venant de son Seigneur, et aussi les croyants: tous ont cru en Allah, en Ses anges, à Ses livres et en Ses messagers; (en disant): "Nous ne faisons aucune distinction entre Ses messagers". Et ils ont dit: "Nous avons entendu et obéi. Seigneur, nous implorons Ton pardon. C'est à Toi que sera le retour".
T.C., Sourate 2, (La Vache), Verset 285.
La tolérance religieuse fait corps avec le Saint Coran lui-même: Au cœur du Saint Coran se trouvent tous les enseignements essentiels de la Torah de Moïse et de L'Évangile de Jésus (y compris des miracles non cités dans le Nouveau Testament lui-même).

Dieu dit du Saint Coran:
Et Nous avons envoyé après eux Jésus, fils de Marie, pour confirmer ce qu'il y avait dans la Thora avant lui. Et Nous lui avons donné l'Evangile, où il y a guide et lumière, pour confirmer ce qu'il y avait dans la Thora avant lui, et un guide et une exhortation pour les pieux.
T.C., Sourate 5, (La Table), Verset 46
Le Saint Coran contient les conseils et l’histoire de nombreux prophètes bibliques, que Dieu décrit de la manière suivante:

Dites: "Nous croyons en Allah et en ce qu'on nous a révélé, et en ce qu'on a fait descendre vers Abraham et Ismaël et Isaac et Jacob et les Tribus, et en ce qui a été donné à Moïse et à Jésus, et en ce qui a été donné aux prophètes, venant de leur Seigneur: nous ne faisons aucune distinction entre eux. Et à Lui nous sommes Soumis". Sourate 2: Verset 136

En quatrième lieu: l’Islam proclame qu’un lien particulier unit les Musulmans, les Juifs et les Chrétiens. Les Juifs et les Chrétiens sont nommés dans le Saint Coran comme «O gens du Livre», désignant par là les peuples de la Torah et de l,Évagile. Les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans sont considérés comme peuples d’une même famille dont les fois sont fondées sur des écritures révélées par Dieu et qui participent à une tradition prophétique commune. En particulier, le Saint Coran met l’accent sur les liens unissant les disciples de l’Islam et du Christianisme:

Tu trouveras certainement que les Juifs et les associateurs sont les ennemis les plus acharnés des croyants. Et tu trouveras certes que les plus disposés à aimer les croyants sont ceux qui disent: "Nous sommes chrétiens" C'est qu'il y a parmi eux des prêtres et des moines, et qu'ils ne s'enflent pas d'orgueil.
T.C., Sourate 5, (La Table), Verset 82.

Dans le Saint Coran, Dieu ordonne aux Musulmans (et en fait à tous les croyants) de croire en Jésus, Moïse et tous les autres prophètes bibliques, vu que tous ont été envoyés par sa Grâce à l’humanité:
«Dites; Nous croyons en Dieu, et à la révélation que le Seigneur a faite à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob, et aux Tribus, et à celle qu’Il a confiée à Moïse et à Jésus, et à tous les Prophètes; nous ne faisons pas de différence ente eux et nous nous inclinons devant Dieu dans l’allégeance et la soumission.»
T.C., Sourate 2, (La Vache), Verset 136.
La tolérance Islamique ne se limite pas aux Peuples du Livre, mais s’étend à tous ceux qui aiment la vérité avec foi, sincérité et droiture. Dieu affirme dans le Saint Coran:

Certes, ceux qui ont cru, ceux qui se sont judaïsés, les Nazaréens, et les sabéens, quiconque d'entre eux a cru en Allah au Jour dernier et accompli de bonnes œuvres, sera récompensé par son Seigneur; il n'éprouvera aucune crainte et il ne sera jamais affligé.
T.C., Sourate 2, (La Vache), Verset 62.

En cinquième lieu: l’Islam affirme sans équivoque le droit de chaque individu à la liberté de pensée et de religion. Celui qui prend le temps de lire le Saint Coran et d’étudier la vie du Prophète Mouhamed (que la paix soit sur lui) et ses proches disciples, constatera qu’ils ont construit une société sur l’amour, l’indulgence, la justice et la fraternité. Il découvrira aussi que leur conception de l’Islam est le fruit du raisonnement, de la conviction et de la joie, non de la violence, de la contrainte ou de l’oppression. Le Saint Coran impose:

«Nulle contrainte en religion! Car le bon chemin s'est distingué de l'égarement. »
T.C., Sourate 2, (La Vache), Verset 256.

L’Islam insiste sur le fait que tous les peuples (et pas uniquement les Musulmans) jouissent de la liberté de religion et de culte. L’Islam prend en compte tous les lieux sacrés dédiés au culte (Juifs, Chrétiens ou Islamiques) et demande aux Musulmans de défendre la liberté de culte pour tous. L’Islam désire l’établissement d’une société universelle et libre où tous puissent vivre et jouir de la liberté de religion dans la sécurité et l’égalité. Dieu dit:

ceux qui ont été expulsés de leurs demeures, - contre toute justice, simplement parce qu'ils disaient: "Allah est notre Seigneur". - Si Allah ne repoussait pas les gens les uns par les autres, les ermitages seraient démolis, ainsi que les églises, les synagogues et les mosquées où le nom d'Allah est beaucoup invoqué. Allah soutient, certes, ceux qui soutiennent (Sa Religion). Allah est assurément Fort et Puissant,
T.C., Sourate 22, (Le Pèlerinage), Verset 40

En sixième lieu: Un autre aspect de la tolérance religieuse en Islam est l’idée que, là où il existe des différences religieuses, les disciples des différentes traditions religieuses devraient s’engager l’un l’autre dans un respect et une amitié réciproques. L’Islam commande aux Musulmans de mener tout dialogue et même de discuter des désaccords en matière de religion dans un esprit de courtoisie, de sensibilité et de bonne volonté et jamais avec hostilité ou violence. Dieu dit dans le Saint Coran:

«Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre.» Sourate 29 : (L’Araignée), Verset 46.

Reconnaissant que Dieu le Seigneur de tous, est le seul Juge et le seul qui sache tout, les Musulmans se sentent encouragés à entretenir de telles discussions dans un esprit d’amitié:

«Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. Car c'est ton Seigneur qui connaît le mieux celui qui s'égare de Son sentier et c'est Lui qui connaît le mieux ceux qui sont bien guidés.»
Sourate 16 : (L’Abeille), Verset 125.

Même quand ils sont en contact avec des peuples qui peuvent être hostiles envers eux et leur foi, les Musulmans sont portés à prendre le chemin de la bonté, de la paix et de l’unité, et à répondre avec patience et gentillesse. Dieu instruit les croyants à:

«Repousse (le mal) par ce qui est meilleur; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux.». Sourate 41 : (Les Séparés), Verset 34.

Durant sa vie à la fois comme chef religieux et comme homme d’Etat, le Prophète Mouhamed (que la paix soit sur lui) faisait preuve d’une grande sensibilité et de respect dans ses relations avec «les gens du Livre», les Juifs et les Chrétiens. Dans un véritable esprit de révélation divine, le Saint Coran, dont il avait la mission, le Prophète Mouhamed interdisait de faire du mal aux non Musulmans et demandait aux Musulmans de bien les traiter. Il dit un jour: «Celui qui fait du mal à un Juif ou à un Chrétien trouvera en moi son adversaire au Jour du Jugement.» Raporté par moslim

«Mes serviteurs ! Je me suis interdit l’injustice, Je vous l’interdit aussi. Ne soiez pas injuste les uns envers les autres.» Raporté par Moslim
La première chose que le Prophète Mouhamed (que la paix soit sur lui) fit après s’être établi à Médine, où il avait été invité comme chef, était de conclure un traité entre les Musulmans et les disciples du Livre (les Juifs et les Chrétiens). D’après ce traité, les Musulmans garantissaient à ceux-ci la liberté de croyance et leur accordaient les mêmes droits et obligations que ceux dont ils jouissaient eux-mêmes.
Quand une délégation de Chrétiens d’Abyssinie vint à Médine, le Prophète Mouhamed (que la paix soit sur lui) les hébergea dans une mosquée et prit personnellement soin d’eux. En leur servant à manger, il leur dit qu’ils avaient été si généreux et obligeants envers ses compagnons qui avaient émigré dans leur pays qu’il tenait à les honorer lui-même.
Quand une délégation de Chrétiens vint à Médine de Najran, une ville du sud-ouest d‘Arabie, le Prophète les reçut dans sa mosquée et les invita à dire leurs prières à l’intérieur de la mosquée. Les Musulmans disaient leurs prières d’un côté de la mosquée et les Chrétiens de l’autre. Pendant leur visite, le Prophète discuta poliment et aimablement de beaucoup d’idées avec eux.


Les successeurs du Prophète ont poursuivi sa politique coranique de tolérance religieuse.

Quand Omar Ibn Al-Khattab, le deuxième Calife, libéra Jérusalem de l’occupation de la Rome Byzantine, il donna son accord aux conditions demandées par ses habitants chrétiens. Il arriva qu’Omar fût à l’intérieur de la principale église chrétienne de Jérusalem au moment de la prière musulmane de l’après-midi. Omar refusa de faire ses prières dans l’église, de crainte que ce fait donne aux futures générations musulmanes le prétexte de confisquer l’église et de la transformer en mosquée islamique.
Une femme copte, d’une secte religieuse en Egypte, vint chez Omar pour se plaindre que le gouverneur Amru-Ibn Al-As avait pris sa maison pour en ajouter le terrain à un lieu voisin qui devait être utilisé pour la construction d’une mosquée. Omar fit une enquête sur la matière et apprit d’Amru que les Musulmans avaient augmenté en nombre et avaient besoin d’étendre la mosquée. Omar déposa de l’argent dans un fond où la femme pouvait puiser chaque fois qu’elle en avait besoin. Bien que beaucoup de lois modernes admettent une procédure d’expropriation de ce type, Omar ne l’accepta pas en vertu des principes islamiques. Il ordonna aux Musulmans d’arrêter les travaux d’extension de la mosquée et de reconstruire la maison de la femme chrétienne telle qu’elle était avant.
La «Jizya», une taxe perçue auprès des non-Musulmans en échange de la protection militaire et autres services fournis par l’état, constitue également un sujet d’incompréhension. Quand les Musulmans constatèrent qu’en se retirant de la cité d’Homs ils n’étaient plus en mesure de protéger la population comme ils l’avaient promis, ils payèrent une taxe, dite «Zakat», qui était plusieurs fois plus élevée que la Jizya.
Un jour Omar Ibnul-Khatab vit un vieillard mendier une aumône dans la rue. Omar lui demanda qui il était et apprit qu’il était juif. Omar le prit par la main jusque chez lui, lui donna à manger et de l’argent et l’envoya à la Trésorerie Musulmane, en disant: «Donnez de l’argent islamique à cet homme. Est-il juste de lui exiger de l’argent (la Jizya) quand il est jeune et de l’abandonner quand il est âgé? Ceci n’est pas possible en Islam.»
Le fils du gouverneur musulman d’Egypte avait pris une fois d’un Copte le cheval de course que celui-ci avait gagné. En colère, le fils du gouverneur musulman avait battu le Copte de son fouet. Le Copte porta son cas devant Omar Ibnul-Khatab au temps du Hajj, le pèlerinage annuel des Musulmans. Devant l’assemblée générale des Musulmans, Omar donna son fouet à l’homme Copte et lui dit: «Battez celui qui vous a battu.» Puis Omar réprimanda le père du garçon et conquérant de l’Egypte et lui dit: «Pourquoi as-tu réduit à l’esclavage les hommes qui par naissance sont nés libres?»
Des charges furent confiées dans les états islamiques à ceux qui s’y montraient le mieux qualifiés, indépendamment de leurs croyances et de leurs antécédents. Par exemple, Ibn Athal, un médecin chrétien, fut le médecin personnel du calife Muawya, le fondateur de l’Etat Omayyade. Un autre calife Omayyade, Abdul-Malik Ibn Marwan, nomma deux Chrétiens, Athnasius et Isaac, aux postes les plus élevés de l’état d’Egypte. Adud Al-Dawla, un calife abasside, fit d’un Chrétien, Nasr Ibn Haroun, son premier ministre et lui conféra le pouvoir de gouverner l’Iraq et le sud de la Perse.
Ainsi, l’Islam a garanti aux non Musulmans les pleins droits au même titre qu’aux Musulmans pour leurs vies, leurs libertés et leurs possessions. Le Prophète Mouhamed (que la paix soit sur lui) a dit: «Celui qui maltraite un sujet non Musulman ou l’accable me trouvera sur son chemin». L’Islam a permis à des non Musulmans de vivre sur des terres Islamiques dans le respect et l’honneur. Il n’a pas imposé la ségrégation, mais au contraire a donné le droit aux non Musulmans de participer pleinement à la société et aux activités des Musulmans, en accord avec l’instruction de Dieu dans le Coran:
«Aujourd’hui La jouissance de tout ce qui est bon et pur vous est permise. La nourriture des Peuples du Livre vous est permise et la vôtre l’est pour eux. (Il vous est permis d’épouser des femmes chastes qui sont croyantes et aussi des femmes chastes des Peuples du Livre qui leur a été révélé avant vous.»
T.C., Sourate 5, (La Table), Verset 5.


Espoir dans l’avenir

Le jour où l’humanité acceptera ce qui est simple, l’ignorance et l’imitation aveugle disparaîtront à jamais. Le temps de la connaissance, de la lumière et de la vérité est maintenant venu; le temps où l’humanité accepte ce qui concorde avec la raison, la logique et l’évidence scientifique. L’humanité a accompli une grande part de son entreprise de progrès scientifique et de sa recherche d’aisance matérielle; son essor va bien au-delà des rêves des peuples des temps passés. Néanmoins, l’humanité se voit menacée aujourd’hui de destruction sous l’effet de périls conjoints: spirituel et physique. En fin de compte, les problèmes de l’humanité trouvent leurs racines dans le mépris de l’humanité pour Dieu et pour les directives spirituelles qu’Il a données à tous. Dieu a envoyé Ses messagers et Ses prophètes à travers le temps comme un don de Lui-même, pour conduire l’humanité au vrai bonheur et au succès. Dans le Saint Coran, Dieu dit du Prophète Mouhamed que:

«Et Nous ne t'avons envoyé qu'en miséricorde pour l'univers. » Sourate 21: Verset 107

Les messages de Dieu à travers le temps ont conseillé aux peuples de vivre comme une seule famille dans l’amour et la tolérance. Un tel mode de vie est l’unique voie pour l’humanité pour vivre dans la sécurité et jouir des grâces de Dieu et des fruits du progrès moderne. Si l’humanité avait pris à cœur l’essence des révélations divines, elle n’aurait pas souffert de l’enfer des deux dernières Guerres Mondiales et ne vivrait pas dans l’angoisse d’un désastre nucléaire et d’une destruction de l’environnement.
Les hommes et les femmes de foi doivent se réveiller, s’ouvrir les yeux et commencer à se regarder les uns les autres avec des lentilles qui font voir les choses de plus près et non avec celles qui font que les choses paraissent éloignées. Une paix réelle ne peut être obtenue que si nous nous unissons sous la bannière de Dieu et de Ses messagers et si nous nous rejoignons en une fraternité et une coopération spirituelles pour construire une foi rationnelle pour les peuples des générations présentes et futures. Si nous pouvions avoir le courage d’accomplir cela, les êtres humains vivraient dans un paradis terrestre jusqu’au moment de rejoindre le paradis éternel dans l’Au-delà.
Il est temps que nos nations s’entraident dans l’amour et la générosité et s’unissent pour adorer l’Unique et Seul Créateur de cet univers, Lui le Plus Gracieux, le Plus Miséricordieux. En nous comportant ainsi, nous revivrions finalement et réaliserions les enseignements des prophètes et des apôtres du passé d’une manière s’accordant avec les réalités de la civilisation moderne, en collaborant aux choses avec lesquelles nous sommes d’accord et en tenant des débats à propos des choses avec lesquelles nous ne le sommes pas.
Puisse Dieu nous conduire au bien et nous aider à rechercher la vérité dans la justice et à renoncer aux ambitions terrestres dans un esprit d’amour, de tolérance et de fraternité. Que toute louange et toute reconnaissance soient à Dieu, le Seigneur de tout l’univers.
Que la paix soit sur vous tous.
Sourate 4, (Les Femmes), Verset 1.
Par abdoullah_ibn_tayeb
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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /Déc /2009 01:11

Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Que la prière et bénédiction soient sur son messager, Mohammad, le dernier des prophètes. Amin

Salam aleicom


12 preuves que Mohammed est un véritable prophète

   

Cet essai s’adresse à tous les hommes et à toutes les femmes à travers le monde.

Je demande à Dieu de faire en sorte que cet essai parvienne à toutes les oreilles, tombe sous tous les yeux, et que chaque cœur le comprenne…

Mohammed, fils d’Abdoullah, est le Prophète de Dieu et le dernier des messagers envoyés par Dieu aux habitants de la Terre.

Sachez que le messager Mohammed, fils d’Abdoullah (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) est réellement et véritablement le Messager de Dieu ; les preuves qui le démontrent sont nombreuses. Seuls un ignorant ou un orgueilleux pourraient nier ces preuves.

Parmi ces preuves, citons à titre d’exemples :

1.            Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) était un illettré qui ne savait ni lire ni écrire, et qui l’est demeuré jusqu’à sa mort. Parmi son peuple, il était connu pour être véridique et digne de confiance. Avant de recevoir la révélation pour la première fois, il n’avait aucune connaissance des religions ou des messages qui avaient été révélés à certains peuples. Il passa ainsi les quarante premières années de sa vie. C’est alors qu’il commença à recevoir la révélation ; Dieu lui révéla le Coran tel que nous le connaissons aujourd’hui. Ce Coran contenait plusieurs des récits qui se trouvaient également dans les écritures révélées avant lui, les rapportant dans les moindres détails, à la manière d’un témoin qui rapporte ce qu’il a vu. Ils étaient relatés précisément de la même manière que les récits qui se trouvaient dans la Torah, envoyée à Moïse, et dans l’Évangile, envoyée à Jésus. Ni les juifs ni les chrétiens ne purent le démentir ; ils savaient que tout ce qu’il contenait était vrai.

2.            Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) a prédit tout ce qui allait arriver, à lui et à sa communauté, après sa mort : les victoires qu’ils allaient remporter, la suppression des royaumes dictatoriaux des rois zoroastriens de Perse et de César, et l’implantation de l’islam à travers le monde. Tous ces événements sont survenus exactement comme Mohammed l’avait prédit ; c’était comme s’il avait lu le futur dans un livre ouvert.

3.            Le Coran révélé à Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui), en arabe, est un summum d’éloquence et de clarté. Dieu, dans le Coran, a mis les Arabes de l’époque (qui étaient connus pour être très éloquents et pour très bien manier la langue arabe, et qui avaient tenté, au départ, de démentir le Coran) au défi de produire ne serait-ce qu’une seule sourate semblable à celles du Coran. Ils n’y parvinrent jamais.
Jusqu’à aujourd’hui, personne n’a jamais osé prétendre avoir composé des versets équivalant – ou même approchant – en ordre, en grâce, en beauté et en magnificence ceux du glorieux Coran.

4.            La biographie de ce noble prophète est un exemple parfait d’honnêteté, de clémence, de compassion, de vérité, de courage, de générosité, loin de tout écart de langage ou de mauvais caractère, et un exemple d’ascétisme et d’efforts faits dans l’unique but de recevoir la récompense de Dieu et de l’au-delà. De plus, dans toutes ses actions et dans ses relations avec les gens, il se rappelait et craignait toujours Dieu.

5.            Dieu a insufflé beaucoup d’amour pour Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) dans le cœur des croyants et de tous ceux qui l’ont rencontré. Cet amour était si fort que n’importe lequel de ses compagnons aurait volontairement sacrifié sa vie, sa mère ou son père pour lui. Jusqu’à nos jours, ceux qui croient à Mohammed l’honorent et l’aiment plus que tout. Ne serait-ce que pour le voir un court instant, ceux qui croient en lui donneraient en rançon leur propre famille et tous leurs biens.

6.            Dans toute l’histoire, aucune biographie n’a été préservée avec autant de souci que celle de Mohammed, qui a été l’homme le plus influent de l’histoire. Et la terre entière n’a pas connu une autre personne à laquelle les gens pensent chaque jour, matin et soir, de même que tout au long de la journée. Chaque fois que les croyants mentionnent le nom de Mohammed, ils le saluent et demandent à Dieu de le bénir. Ils le font de bon cœur et par amour sincère pour lui.

7.            Et il n’y a jamais eu un homme sur terre dont le mode de vie est toujours, quatorze siècles plus tard, imité par ceux qui croient en lui. Ceux qui croient à Mohammed dorment de la façon qu’il dormait ; se purifient (en faisant des ablutions et des toilettes rituelles) de la façon qu’il se purifiait ; et ils imitent sa façon de manger, de boire et de se vêtir. En fait, ceux qui croient à Mohammed appliquent ses enseignements et suivent le chemin qu’il a tracé tout au cours de son existence sur terre dans tous les aspects de leur vie. Les croyants de chaque génération, depuis son époque jusqu’à nos jours, ont strictement adhéré à ses enseignements. Pour certains, cela va jusqu’à vouloir suivre le Prophète (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) dans ses choix personnels auxquels Dieu n’a pas demandé aux croyants de se conformer. Par exemple, certains ne mangeront que les aliments ou ne porteront que le genre de vêtements que le Messager aimait. Sans parler du fait que ceux qui croient en lui répètent les louanges à Dieu, les prières spéciales et les invocations qu’il disait avant ou durant chacune de ses actions, jour et nuit, comme : ce qu’il disait quand il rencontrait des gens, en entrant dans une maison et en en sortant, en entrant dans une mosquée et en en sortant, en entrant dans une salle de bain et en en sortant, au moment où il s’apprêtait à dormir et au moment où il se réveillait, quand il remarquait un nouveau croissant de lune ou de nouveaux fruits sur un arbre, avant de manger, de boire, de s’habiller, de monter à chameau ou à cheval, au moment de voyager et au retour du voyage, etc. Et sans parler du fait que ceux qui croient en lui accomplissent à la lettre – jusque dans les moindres détails – chaque acte d’adoration – comme la prière, le jeûne, la charité et le pèlerinage – de la façon que le noble Messager (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) leur a appris et qu’il accomplissait lui-même. Tout cela permet à ceux qui croient en lui de calquer leur vie sur la sienne comme s’il était là, devant eux, et qu’ils n’avaient qu’à suivre son exemple.

8.            Jamais il n’y a eu, et jamais il n’y aura de par le monde un homme qui a été ou qui sera si aimé, si respecté, si honoré et si obéi dans tous les détails, qu’ils soient infimes ou majeurs, que ne l’a été ce noble prophète.

9.            Depuis son époque, dans toutes les régions de la terre et à chaque ère, l’exemple de ce noble Prophète a été suivi par des individus de toutes races, couleurs et nationalités. Parmi ceux qui ont suivi ses traces, plusieurs avaient été chrétiens, juifs, païens, idolâtres ou athées, et beaucoup étaient connus pour leur sens du jugement, leur sagesse, leur esprit d’analyse et leur sérieux. Ils ont choisi de suivre les traces du noble Prophète après avoir constaté les signes de sa véracité et avoir été témoins de ses miracles, et non pas parce qu’ils y avaient été forcés ou parce qu’ils souhaitaient suivre le mode de vie de leurs parents. Plusieurs des fidèles de ce Prophète (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) ont choisi de le suivre au moment où l’islam était encore faible, au moment où les musulmans étaient peu nombreux et souffraient de cruelles persécutions. Ils ne l’ont point fait dans le but d’obtenir quelques gains matériels, car la plupart d’entre eux ont enduré les pires formes d’afflictions et de persécution à cause de leur choix. Et en dépit de tous ces maux et de toutes ces persécutions, ils n’ont pas abandonné l’islam. Tous ces signes indiquent clairement à quiconque jouissant de sa raison, que ce Prophète était véritablement le messager de Dieu et qu’il n’était pas qu’un homme prétendant être prophète ou parlant de Dieu sans en avoir une connaissance claire.

10.        Mohammed a été envoyé avec une religion dont les fondements de foi et les pratiques cultuelles sont hors du commun. Mohammed a décrit Dieu en lui attribuant des qualités d’absolue perfection et d’une façon qui ne lui assigne aucune défectuosité. Ni les philosophes ni les savants n’auraient pu décrire Dieu de cette manière. Il est impossible d’imaginer qu’un esprit humain puisse concevoir de lui-même un être possédant une capacité, des connaissances et une grandeur si infinies ; un Être qui a assujetti la création, qui a le pouvoir sur tout ce que l’univers renferme, aussi infime ou gigantesque soit-il, et qui possède une si parfaite miséricorde. Et il n’est pas dans les capacités d’un être humain d’établir une loi parfaite basée sur la justice, l’égalité, la clémence et l’objectivité qui s’applique à toutes les sphères de la vie sur terre – comme le commerce, le mariage et le divorce, la location, le témoignage, la garde des enfants, et tous les autres contrats qui sont nécessaires au maintien et à la bonne gestion de la vie et de la civilisation sur terre.

11.        Nul être humain n’a la capacité de concevoir de lui-même une sagesse, une moralité, des bonnes manières et de la noblesse de caractère telles que celles que nous a transmises cet honorable Prophète (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui). Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) a propagé un enseignement complet relatif aux bonnes manières envers les père et mère, les parents, les amis, l’humanité en général, les animaux, les plantes, et même les objets inanimés. Il est impossible à l’esprit humain d’acquérir la connaissance, par lui-même, de tous ces enseignements ou d’élaborer un enseignement semblable. Tout cela indique de façon non équivoque que ce Messager n’a pas tenté d’expliquer cette religion de son propre chef, mais qu’il s’agissait plutôt d’un enseignement lui ayant été inspiré par Celui qui a créé la terre et les cieux, et qui a créé notre univers et lui a donné cette miraculeuse architecture et perfection.

12.        Les composantes de la croyance et du culte de l’Islam avec lequel le Messager Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) a été envoyé rappellent l’architecture sur laquelle reposent les cieux et la terre. Tout cela indique que Celui qui a créé les cieux et la terre est Celui qui nous a envoyé cette loi et cette religion de droiture. Tout comme la création des cieux et de la terre est inimitable à tous points de vue, la loi divine avec laquelle Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) a été envoyé est également inimitable. De la même manière que l’humanité est incapable de créer un univers comme celui que nous connaissons, elle est également incapable d’élaborer une loi semblable à celle de Dieu, avec laquelle Il a envoyé Son serviteur et messager Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui).

Source: http://www.islamhouse.com/p/171567

 

Par abdoullah_ibn_tayeb - Publié dans : ogensdulivre
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Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /Nov /2009 02:36
Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Que la prière et bénédiction soient sur son messager, Mohammad, le dernier des prophètes. Amin

Salam aleicom


Nous nous interrogerons ici sur ce qui nous est resté des manuscrits originaux du Coran. Nul doute que les premiers exemplaires des manuscrits coraniques ottomans sont restés disponibles et en bon état dans les mosquées du monde islamique. Ils furent l’objet d’une attention et d’un respect particulier, notamment de la part des hommes politiques et des chefs religieux. Tous les Musulmans, de par le monde, s’enorgueillissaient de les avoir dans leurs lieux de culte.

Toutefois, il faut rappeler que beaucoup de recueils de Coran ont été pillés au début du vingtième siècle et ont été expédiés en Occident par les colonisateurs et les orientalistes. C’est ainsi qu’après la première guerre mondiale, un tas de manuscrits anciens ont été dérobés du Caire et transférés par l’armée russe à la Bibliothèque Nationale de Saint-Pétersbroug. Les Turcs ont, de leur côté, transféré eux aussi, de Médine vers Istanbul beaucoup d’exemplaires anciens du Coran dont on dit qu’ils avaient été écrits par Uthmân Ibn ‘Affân et ‘Alî Ibn Abî Tâleb eux-mêmes, que Dieu soit satisfait d’eux.

Les manuscrits anciens se présentent sous diverses formes. Les premiers d’entre eux ne comportent ni voyellisation, ni points diacritiques, ni enluminures. Leur écriture est celle dite du Hijâz ou écriture coufique. Il est fort probable que ces manuscrits aient été reproduits à partir du Coran-Guide qui fut mis au point lors du règne de ‘Uthmân. Certains de ces manuscrits étaient des copies du Coran-Guide, auxquels on a ajouté postérieurement les signes diacritiques et la voyellisation. Ils devinrent ainsi des modèles qui permettaient aux gens de reproduire des copies nouvelles comportant la voyellisation et les signes diacritiques.

La plupart de ces recueils de Coran furent transcrits au cours des cinquante premières années qui suivirent la Révélation faite à Mohammad (sur lui la paix), c’est-à-dire au septième siècle de l’ère chrétienne (1er siècle de l’Hégire)

Certains recueils anciens du Coran furent attribués à ‘Uthmân et à ‘Ali en personne, ce qui veut dire qu’ils furent transcrits par eux, de leur propre main, à partir du Coran-Guide. Parmi ces recueils coraniques, on peut citer

* L’exemplaire du Saint-Coran (Illustration N°1) qui se trouve au Département des manuscrits à «Dâr Al Kutub Al Misriyya» à Bulâq» (enregistré sous le n°139. Rubrique : les receuils du Coran). Il se présente ainsi :

Nombre de feuilles : 560 ( en 1830, on l'a complété avec des feuilles en papier moderne)
Nombre de lignes par feuille : 12 dans la plupart des feuilles
dimension de la feuille : 45 * 60 cm
support utilisé : parchemin (gazelle)
Ecriture utilisée : coufique (grand caractère)


Remarques :

L’écriture coufique est exempte de voyellisation et de signes diacritiques. Il y a très peu d’enluminures qui ornent les noms de certaines sourates. Pour distinguer entre la fin d’une sourate et le début de celle qui la suit, il y a un espace de la dimension d’une ligne à peu près.

Il y eut des ajouts, à d’autres époques, avec l’utilisation d’encres différentes. Les caractères sont étendus sur deux lignes et l’espace entre les lignes est le même. Il existe à «Dâr Al Kutub Almisriyya» un micro-film de ce manuscrit qui permet aux lecteurs de le consulter sans y avoir directement accès, ce qui contribue à le garder en bon état.

* Versets su Saint-Coran (Illustration N°2)

Nombre de feuilles : Une grande quantité
Nombre de lignes par feuille : 15
dimension de la feuille : 3,8 cm * 7,37 cm
support utilisé : Parchemin
Ecriture utilisée : Hijazi-coufique-ancien


Remarques

› Caractères étendues sur deux lignes.
› Absence de signes diacritiques.
› Parchemin bleu et graphie en or.

Manuscrits de Tachkent - Ouzbakistan

Parmi les premiers manuscrits du Coran, on peut citer celui de Tachkent en Ouzbakistan. Il est écrit en caractères coufiques anciens et est exempt de signes diacritiques. On l’attribue à ‘Uthmân Ibn ‘Affân. Il existe un micro-film de ce manuscrit à «Dâr Al Kutub Al Misriyya» (Rubrique : recueils de Coran, n° 204). La dimension des pages est de 50 cm x70 cm et le nombre de ses feuilles est, selon toute probabilité, 253. Chaque page comporte douze lignes. Le manuscrit est écrit en recto verso. A la fin de chaque sourate, il y a un espace vide et les enluminures sont très discrètes.

Lieux de dépôt de certains manuscrits anciens :

1. Bibliothèque Nationale de Paris. N° 53 KFQ (Art Islamique).

2. Institut National des arts et d’archéologie - Tunis. 197 Rutbi. Ms. R.N.

3. Musée des Beaux Arts - Boston 686.33.MS.

4. Musée d’Art - Université Harvard . 23 1967. MS.

5. Bibliothèque Tatcher Betty N° 1405. MS

6. Sociétés Savantes :

* Société de Rif’at Shîshî Al’Arab. Paris

* Société de l’Emir Sadr Ed. Dîn Agfa Khan. Genève.


Certains de ces manuscrits ont été vendus aux enchères dans des salles destinées à cet effet comme la Salle Sotheby’s, en 1984. (Lot. N° 147).

Manuscrits d’Istanbûl :

A Istanbûl, il existe des manuscrits de tout le Texte coranique dont la date remonte au 1er siècle de l’Hégire. En voici quelques uns :

* Manuscrit en caractères coufiques à la Bibliothèque Nûr ‘Uthmâniyya, n°23. Sa transcription est attribuée à ‘Uthmân Ibn ‘Affân.

* Manuscrit attribué à ‘Ali Ibn Abi Tâleb à la Bibliothèque Nûr ‘Uthmâniyya, n° 25.

* Manuscrit dont la transcription est attribué à ‘Alî Ibn Abî Tâleb. Il est écrit en caractères coufiques et se trouve à Sulaymâniyyeh (Hamîdiyyeh), n° 3.

* Manuscrit dont la transcription est attribué à ‘Alî Ibn Abî Tâleb. Il est écrit en caractères coufiques et se trouve au Musée Tubqâ Bosray, n° 2 - 8A. Le nombre de ses feuilles est de 300 et la date de sa composition est l’an 29 de l’Hégire (voir l’index général du patrimoine arabo-islamique (les manuscrits). Publications de l’Académie royale des Etudes sur la Civilisation islamique. Institution al Bayt Al Maâb - Jordanie - Volume I. page 3 )


Il se dégage de ce qui est mentionné ci-dessus que les compagnons du Prophète tels que ‘Alî Ibn Abî Tâleb transcrivaient de leurs propres mains des exemplaires du Coran-Guide.

Les recueils de Coran dont la couleur des signes diacritiques diffère de celle de la graphie :

Les signes diacritiques placés au-dessus, à côté et au-dessous des lettres expriment respectivement le cas accusatif, le cas nominatif et le cas génétif. C’est la méthode adoptée par Abû Al Aswad Ad-Dualî.

Les manuscrits anciens de ce genre ont été, selon toute probabilité, transcrits avant la mort d’Abû Al Aswad Ad-Dualî (mort en 99 de l’Hégire). Voici quelques exemples de ces manuscrits :

1. Le manuscrit déposé au Caire (Illustration n° 3) :

Ce manuscrit se trouve à Dâr Al Kutub Al-Masriyya (Le Caire) et est enregistré sous le n° 24645.

Nombre de feuilles : 270 feuilles écrites en recto verso
Nombre de lignes : entre 17 et 18
dimension de la feuille : 50 * 70 cm
support utilisé : Parchemin (gazelle)
Ecriture utilisée : coufique ancien. les lettres ne sont pas étendues sur le ligne.

Remarques

Ce manuscrit était détenu par l’Emir ‘Umar Sultân, puis il fut transféré à «Dâr Al Kutub» et de là, au Musée islamique du Caire. Il n’est pas relié et une grande partie de ses pages ont été détériorées. Il ne dispose pas de micro-film et aucune étude n’a été faite à son sujet.

2. Feuilles volantes en écriture coufique (Illustration n° 4, 5 et 6)

Nombre de lignes : 5 lignes par page
dimension de la feuille : 16 * 14,22 * 21
support utilisé : parchemin (recto / verso)
Ecriture utilisée : coufique avec utilisation des signes diacritiques d'abû al aswâd

Lieux où sont déposés d’autres manuscrits :

* Bibliothèque As-Sulaymâniyyah (Enregistrement n° Ms 23).

* Société d’Art islamique Khalîlî (n° KFQ 64)

* Musée d’Art islamique à Kairouan

* Bibliothèque Toub Copy Sérail (Enregistrement n° MS. E.H. 30)

* Bibliothèque Nationale de Paris (Enregistrement n° Ms. Arab, 5178 FIII 73).

* Bibliothèque Nationale de Tunis (Enregistrement n° Ms, Rutbi, 198)

Il existe un grand nombre de documents dans les Bibliothèques nationales de la majorité des pays européens et dans d’autres endroits.

3. Deux pages d’un manuscrit du Texte coranique (illustration n° 7) :


Ces deux pages sont déposées à la Bibliothèque Nationale de Paris sous le n° 342 et 158 (Rubrique : arabe) et concernent les sourates «Jonas» et «Houd».

Nombre de feuilles : deux feuilles séparées
Nombre de lignes : 11
dimension de la feuille : 19 * 28 cm
support utilisé : Parchemin
époque : Xème siècle de l'ère Chrétienne

Remarques

Des rosaces de petit format séparent les versets écrits en écriture coufique. D’autres ornementations à motifs floraux servent de cadres aux noms des sourates écrites en lettres dorées.

Les manuscrits de la seconde réforme :

L’autre catégorie de manuscrits est celle qui utilise les signes diacritiques pour distinguer les caractères qui ont la même forme graphique (ex : f et q en arabe).

L’adoption de ces signes eut lieu du temps où Al Hajjâj As-Saqâfî régnait en maître en Irak (entre les années 75 et 95 de l’Hégire). Ce fut là ce qu’on a appelé la «seconde réforme». Les signes diacritiques avaient une couleur différente de celle utilisée par Abû Al Aswad Ad-Duali, de même que cette couleur était différente de celle de la graphie. Comme il était difficile de suivre ce modèle, on adopta d’autres signes à la place des signes diacritiques d’Abû Al Aswad.

Source:http://www.isesco.org.ma/francais/publications/LngProphetes/Chap4.1.php
Par abdoullah_ibn_tayeb - Publié dans : Coran
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 13:53

Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Que la prière et bénédiction soient sur son messager, Mohammad, le dernier des prophètes. Amin

Salam aleicom

 

Cette étude, a été réalisé par le sheikh Ahmed Deedat 


LES ORIGINES DE LA CRUCIFIXION.

La crucifixion fut bien longtemps le moyen utilisé afin de se débarrasser des prisonniers politiques, des meurtriers, des rebelles. Bien avant Jésus (saw), les Phéniciens ont cherché d'autres méthodes d'extermination. Ainsi ils usèrent de la pendaison, de l'empalement, de la lapidation, de la noyade, etc… Mais, selon eux, ces méthodes étaient trop rapides. Alors ils inventèrent la crucifixion, un procédé qui assurait une mort "lente ".

 


DEUX METHODES DE CRUCIFIXION.

Les romains utilisèrent ce système et le perfectionnèrent. Ainsi, ils prévoyérent une crucifixion ayant comme conséquence une mort "rapide " et une mort "lente ".

Les tableaux des grands maîtres chrétiens (Michel-Ange, Rembrandt, Léonard de Vinci, …) révélant leur troubles face à certaines scènes. Ainsi, le tableau qui représente les deux brigands crucifiés avec Jésus, l'un à sa gauche et l'autre à sa droite, fait ressortir que ces derniers "bénéficièrent " de la méthode dite "rapide ", alors que Jésus, lui fut crucifié par la voie "lente ".

 


ENTRONS DANS LE VIF DU SUJET !

Selon les auteurs des Evangiles, Juifs et romains firent de la sorte que Jésus (saw) soit crucifié à la 6éme heure (Matthieu 24 : 46), c'est à dire à midi et qu'il soit mort à la 9ème heure, soit à 15 heures. Dés qu'ils eurent constaté sa mort, ils marquèrent autant d'empressement à le faire descendre de la croix qu'ils n'en avaient marqué pour le crucifier. Savez -vous pourquoi ? Uniquement, leurs scrupules religieux : le Sabbat ! Le 5ème livre de Moise ne les met ils pas en garde :

" Son cadavre ne passera pas la nuit sur le bois ; mais tu l'enseveliras le jour même, car celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu et tu ne souilleras pas le territoire que l'Eternel, ton Dieu te donne pour héritage. "(Deuteuronome 21 : 23).

S'il était nécessaire d'accélérer la mort du crucifié, les exécuteurs faisaient usage alors du "cruci-fragium ", un gourdin avec lequel ils brisaient les jambes. La victime mourait alors par suffocation en moins d'une heure. C'était une des méthodes rapides utilisées.

 


LA PRIERE DE JESUS.

Jésus eut-il une réponse à sa prière ? Il supplia son Pére dans les cieux afin qu'il l'aide :

" En proie à l'angoisse, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre. " (Luc 22 : 44)

Que peut-on espérer d'une prière aussi sincère et l'un des quatre frères (Les chrétiens attribuent à Jésus des frères et des sœurs, nés de l'union de Marie et de Joseph, le charpentier. [Matthieu 13 : 55-56]) de Jésus nous rappelle :

" La prière agissante du juste a une grande efficacité. " (Jacques 5 : 16).

 


DIEU ACCEPTA LES PRIERES DE JESUS.

Paul confirme que les prières de Jésus ne furent pas vaines :

" C'est lui, qui dans les jours de sa chair, offrit à grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait les sauver de la mort. Ayant été exaucé à cause de sa piété il a appris. "(Hébreux 5 : 7)

Que signifie en réalité " Dieu entendit " ses prières ? Dieu accepte ses prières ! Car Dieu n'est pas sourd, il est celui qui entend tout.

Il a entendu (accepté) la prière de Jésus comme il le fit pour Abraham. En effet, Abraham pria pour avoir un fils et il eut Ismaël, alors qu'il était âgé. Les paroles d'Abraham prirent forme humaine. D'ailleurs, "Ismaël " signifie littéralement "dieu entendit " en hébreux. Il en fut de même pour Zacharie qui pria pour avoir un fils et Jean le Baptiste naquit. A présent, c'est un appel à l'aide que formule Jésus et Dieu l'entend :

" Alors un ange lui apparut du ciel, pour le fortifier. " (Luc 22 : 43)

Le fortifier dans sa foi, afin que Dieu le sauve. N'est-il pas ce qu'il souhaite que Dieu fasse pour lui ? Son sort est entre les mains de Dieu, mais Ses voies ne sont pas toujours les nôtres.

 


VOYONS CE QUI EST FAVORABLE A JESUS.

1) Un geste du ciel.

2) Pilate ne le condamne pas lors du procès (Jean 19 : 12)

" …Pilate cherchait à le relâcher. Mais les Juifs crièrent : Si tu le relâches, tu n'es pas un ami de César. Quiconque se fait Roi se déclare contre César. "

3) La femme de Pilate fait un rêve prémonitoire qui assure qu'aucun mal ne sera fait à Jésus. (Matthieu 27 : 19)

Alors que le procès se poursuivait, la femme de Pilate lui fit parvenir le message suivant : " Ne te mêle pas de l'affaire du juste, car aujourd'hui, j'ai beaucoup souffert en songe à cause de lui "

4) Pas de jambes cassées !

S'ils ne lui cassèrent pas les jambes, c'était afin de respecter une prophétie :

" Il garde tous ces os. Aucun d'eux n'est brisé. "(Psaumes 34 : 21)

Si les os n'avaient pas été brisés, cela n'auraient pu être profitable que si la personne était en vie ! Un mort aux membres intacts n'a pas de sens. Qu'il ait été découpé en morceaux, écrasé, ne fait aucune différence pour le ressuscité, pour l'esprit. Mais en ce qui concerne des crucifiés, comme les compagnons de Jésus sur la croix, avoir ou non les jambes cassées, là est toute la différence. Cela signifie être vivant ou mort ! Les païens romains qui n'avaient aucune crainte de l'enfer, n'avaient aucune raison de respecter la prophétie sinon "qu'en le voyant déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes. "(Jean 19 : 33)

" Voyant " : un mot très simple. Mais qu'on t-ils vu ? Cela se rapporterait il aux paroles du Christ : " Vous regarderez bien et vous ne verrez point. "(Matthieu 13 : 14). En fait, Jean admet que les soldats ont plutôt soupçonné que "vu ". Aucun stéthoscope n'ausculta Jésus, personne ne toucha son corps, ni ne prit son pouls pour constater sa mort. Faut il interpréter le mot "voir " comme une autre possibilité de salut de la part de Dieu ?

5) La hâte exprimée à le descendre de la croix.

 


DE LA COMPASSION POUR JESUS.

Dieu agit de façon mystérieuse. Il pousse les soldats à croire qu'il est "déjà mort " afin qu'il n'est pas les jambes cassées. Il les pousse aussi à lui percer le coté avec une lance et "aussitôt il sortit de l'eau et du sang " (Jean 19 : 34)

Il est heureux qu'il est perdu conscience alors qu'il endurait des souffrances atroces. L'immobilité, la fatigue et la position sur la croix ont dû affaiblir sa circulation sanguine. La lance le sauva. La saignée ainsi provoquée permit à la circulation sanguine de reprendre son rythme. L'encyclopédia Biblica au mot "cross " ("croix ") colonne 960, confirme que "jésus était vivant quant la lance fut jetée ". Ceci vient confirmer la déclaration de Jean : " L'eau et le sang " coulèrent instantanément. Il utilise le terme "aussitôt " ce qui prouve que Jésus était vivant !

Pourquoi de "l'eau et du sang " ? Le Dr W.B. Primerose, anesthésiste en chef à l'infirmerie Royale de Glasgow, répond dans le " Thinkers Digest ", Londres, dans le numéro de l'hiver 1949. Il dit alors "l'eau n'est que la conséquence du choc nerveux subi par les vaisseaux sanguins et causés par la flagellation qui a entraîné un effet de stimulation local. " Ceci est un cas unique qui explique qu'il suait : " des grumeaux de sang qui tombaient à terre " alors qu'il était en proie à l'angoisse dans le jardin de Gethsémané. Les autorités médicales confirment également ce phénomène.

 


PILATE S'ETONNE.

Les évangiles racontent qu'entre la 6ème et la 9ème heure, il y eu des coups de tonnerre, une éclipse et un tremblement de terre ! Sans aucune raison ? Non. Ainsi la foule sadique fut dispersée. Ainsi, ses disciples loyaux et secrets purent-ils venir à son secours.

Joseph d'Arimathe et le centurion romain qui s'était exclamé : " Cet homme est vraiment le fils de Dieu ". (Marc 15 : 39) se rendit chez Pilate afin de réclamer le corps de Jésus :

" Etonné qu'il soit déjà mort, Pilate fit appeler le centurion et lui demanda s'il était mort depuis longtemps. " (Marc 15 : 44)

Pourquoi Pilate était-il étonné ? Il savait par expérience qu'aucun homme ne mourrait en trois heures sur la croix, excepté avec l'usage du "cruri-fragium ", ce qui ne fut pas le cas pour Jésus, mais plutôt celui de ces compagnons, car eux étaient toujours vivants !

 


LA CAUSE DE SON ETONNEMENT.

Un homme qui est passé par les hommes et qui meurt, cela n'a rien d'étonnant. Un homme qui est pendu et qui meurt, n'a rien d'étonnant. Mais un homme qui survit alors qu'il devrait être mort, cela est étonnant. Dans le cas de Pilate, celui-ci pensait que Jésus était toujours "vivant " sur la croix et non déjà mort comme lui annonçait le centurion. Alors il s'étonna, mais n'eut aucune raison de vérifier le décès. Et s'il était encore vivant ! Eh bien, ne l'a t-il pas déclaré innocent des charges qui pesaient sur lui ? Sa femme ne l'a t-elle pas mis en garde contre cet homme juste ? Ne l'a t-on pas fait chanter afin de céder à la clameur des juifs ?( Matthieu 27 : 24). Alors s'il était vivant … Pilate autorisa donc Joseph à retirer le corps.

 


LES DISCIPLES SECRETS.

Les soi-disant disciples secrets de Jésus, qu'il appelait "ma mère et mes frères " (Matthieu 12 : 49)(par distinction de sa propre mère et ses frères de sang) étaient de retour. Ses disciples "secrets ", Joseph d'Arimathe et Nicodemus n'auraient jamais été cités, s'il ne s'était agi de l'ordalie de Jésus. Ils étaient seuls à porter le corps de Jésus avec Marie-Madeleine et l'autre Marie (Marc 15 : 47 ; la mère de Jacques) comme spectatrice. Il fut fait de sorte que les scrupules des juifs fussent calmés. Ainsi, le bain mortuaire, l'embaumement et le suaire furent préparer deux heures avant la mort de Jésus. S'il y avait encore quelques signes de vie dans ce corps inerte, personne ne s'aventurerait, cependant à le crier : " Il est vivant ! Il est vivant ! " Car ils savaient tous que les juifs se seraient alors assurés qu'aucun souffle de vie ne parcourait plus ce corps.

 


LA SUSPICION ET L'INQUIETUDE DES JUIFS .

Les Juifs devinrent soupçonneux. Tout cela semblait par trop étrange.

a) La tombe sans accès facile.

b) Les disciples "secrets " qui viennent aider.

c) Ses "compagnons de croix " toujours en vie.

d) Ses jambes qui ne furent pas cassés, alors que celles de ses compagnons le furent !

e) L'autorisation de retirer le corps obtenu facilement et si rapidement auprès de Pilate.

 

Tout cela éveilla quelques soupçons chez les juifs. Ils se sentirent dupés. Jésus était vivant ! ( ?). Ils se rendirent donc en toute hâte chez Pilate, mais trop tard !

" Le lendemain… les principaux sacrificateurs et les Pharisiens allèrent ensemble trouver Pilate, et dirent : Seigneur, nous nous souvenons que cet imposteur a dit "ordonne donc qu'on s'assure du sépulcre jusqu'au troisième jour, … cette dernière imposture serait pire que la première " ". (Matthieu 27 : 62-64)

Les juifs parlent de "première " et "dernière " erreur, mais dans leur hâte n'ont-ils pas eux aussi commis une erreur ! Pilate n'écouta pas leurs enfantillages. Il les renvoya donc :

" Vous avez une garde, allez, assurez-vous (de lui) comme vous l'entendez. " (Matthieu 27 :65).

Il se refusa à céder à leur caprice. D'ailleurs, n'avait-il pas plus de raisons de les haïr, que de les aider ?

Peu importe ce que firent les juifs. Le fait c'est qu'il avait perdu une journée !

Quelle est la "première erreur " commise par les Juifs ? Je dirai qu'ils permettent que Jésus soit descendu de la croix, sans qu'il ait eu les jambes cassées, et le laissant pour mort. La "dernière erreur " serait d'avoir autorisés ses disciples "secrets " à aider Jésus en ne fermant pas la tombe. Mais entre ces deux extrêmes, ils commirent une autre erreur celle de se rendre chez Pilate, le "lendemain ". C'était déjà trop tard !

" Les fils d'Israël rusèrent contre Jésus. Dieu ruse aussi ; Dieu est le meilleur de ceux qui rusent "(Coran 3 : 54).

 


DIMANCHE MATIN.

C'était dimanche matin, le premier jour de la semaine, selon les hébreux (samedi, jour de Sabbat en est le 7ème jour) lorsque Marie-Madeleine seule se rendit sur la tombe de Jésus. (Marc 16 : 9 et Jean 20 : 1)

La question se pose de savoir pourquoi elle se rendit sur sa tombe ? Marc (16 : 1) répond : " afin d'aller l'embaumer ". Le terme hébreu pour "embaumer " est "masaha " qui signifie "frotter, masser, embaumer ". La seconde question qui se pose est :

Les juifs massent-ils les personnes mortes depuis trois jours ? La réponse est NON ! De même pour les chrétiens et les musulmans. Alors pourquoi une juive masserait-elle un mort, un corps en décomposition ? D'ailleurs, quiconque frotterait ce corps, le verrait partir en morceaux. Donc, l'embaumement n'a plus de sens !

Il est certain, pourtant que si Jésus était vivant, cela aurait eu un autre sens. Marie-Madeleine était la dernière, avec Joseph d'Arimathe et Nicodemus, à avoir approché Jésus après sa mort. Lorsque Jésus fut descendu de la croix, a-t-elle remarqué en lui quelque signe de vie ? Dans l'affirmative, il est plus que probable qu'elle se serait bien de garder de crier " Il est vivant !". Elle retourne s'occuper de Jésus deux nuits et un jour après sa mort, juste après le Sabbat juif.

 


LA PIERRE FUT BOUGEE.

Elle fut très surprise de constater que quelqu'un avait déjà bougé la pierre. Elle regarda dans la tombe et vit que le suaire était roulé. Une foule de questions se pose. Pourquoi la pierre avait elle été bougée ? Un être qui a su vaincre la mort, et qui est donc ressuscité, a t-il besoin de bouger la pierre pour sortir de la tombe ? A t-il besoin de défaire son suaire pour se mouvoir ? Pour tout corps spirituel, n'est il pas vrai que les murs ne font pas la prison, ni les barreaux la cage. ?

Ceci indique qu'en fait c'est un corps physique qui s'est ressuscité ! La vue de la tombe vide fut plus qu'elle ne supporter : elle s'effondra en proie à une crise d'hystérie [Jésus a déjà chassé de Marie-Madeleine "sept démons "(Marc 16 : 9)] et pleura. Jésus veillait toujours sur elle, non pas des cieux, mais sur terre.

Cette tombe appartenait à Joseph d'Arimathe (un riche et influent juif) qui avait les moyens financiers de faire creuser une chambre aussi grande dans les rochers. Cette tombe était entourée par son potager. Ne croyait pas que ce juif plantait, par plaisir, des légumes à 8 km de la ville. Peut être était-ce les potagers de ses jardiniers ou les jardins de sa résidence secondaire ?

 


UNE PLAISANTERIE A LA LIMITE DU POSSIBLE.

Jésus est là ! Il regarde cette femme. Il sait qu'elle est et pourquoi elle est là. Il approche d'elle, et voit qu'elle pleure. Alors il lui demande :

" Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? "(Jean 20 : 15)

Une remarque s'impose. Pourquoi Jésus pose t-il des questions aussi stupides ? Ne connaît-il pas déjà les réponses ? Si, bien sûr ! Alors, pourquoi ces questions ?

En fait ces questions ne sont pas aussi stupides. Il sait qu'elle le recherche, et qu'elle est déçue de ne pas l'avoir trouvé, ce qui explique ces larmes. Son apparence physique est si différente, qu'elle ne peut le reconnaître. Se moquerait-il d'elle, alors au travers de ces questions ? Décrivant cet incident, Jean parle de Marie-Madeleine en ces termes : " Pensant que c'était le jardinier, elle lui dit. " Pourquoi pense t-elle que c'est le jardinier ? Je ne pense pas que les ressuscités ressemblent à des jardiniers ! Alors pourquoi cette ressemblance ? Car il est déguisé en "jardinier " ! Mais pourquoi ? Car il craint les juifs ! Pourquoi cette peur ? Car il n'est pas mort et n'a pas vaincu la mort ! S'il était mort et avait vaincu la mort, alors il n'aurait plus de raison d'avoir peur. Un corps ressuscité ne meurent pas de fois ! " …Il est réservé aux hommes de mourir une seule foi. " (Hébreux 9 :27).

 


LE DRAME SE POURSUIT.

Marie-Madeleine s'adresse donc à Jésus, qu'elle n'a pas reconnu :

" Si c'est toi qui L'as emporté, dis-moi où tu L'as mis… "(Jean 20 : 15)

Elle ne cherche pas le corps, elle cherche Lui et elle s'enquiert : Ou l'as tu mis ? Sous-entendant pour se reposer, et non pas en terre.

" Je le prendrai ". (Jean 20 :15)

Le prendre où ? Que veut-elle faire d'un mort ? Elle ne pourrait que l'enterrer. Qui creuserait la tombe ? Porter un corps de 75 kg ne serait pas une tâche aisée pour une frêle juive. D'autant qu'il faudrait ajouter à ce poids, environ 40 kg de plantes aromatiques (selon Jean 19 : 39) ce qui fait un poids de 115 kg à porter. Porter serait une chose, enterrer en serait une autre. Il lui faudrait de descendre dans la fosse. Cela n'a pas de sens !

La plaisanterie que Jésus fait à Marie-Madeleine est trop lourde de conséquences. Elle ne l'a pas reconnu et il rit sous cape. Il se trahit : Marie ! Un seul mot ! Ce fut assez. Ce seul mot " Marie ! " En disait plus que bien des phrases. Elle reconnut son Maître. Chacun possède un signe distinctif pour appeler celle qui lui est chère. Ce ne fut pas le mot " Marie " en lui-même, mais plutôt l'intonation avec laquelle il fut prononcé qui lui fit répondre : " Maître ! Maître ! " .Sa joie éclata. Elle se précipite sur son Maître pour lui rendre hommage. Jésus lui dit alors :

" Ne me touche pas " (Jean 20 : 17)

Pourquoi ? Tout simplement, bien qu'il paraisse normal extérieurement, il ne faut pas oublier qu'il a traversé une épreuve physique et émotionnelle particulièrement violente. Cela lui serait donc affreusement douloureux si elle touchait Jésus. Puis il poursuit :

" Car je ne suis pas monté vers mon Père ". (Jean 20 : 17)

Elle n'est pas aveugle. Elle voit l'homme qui se tient debout, devant elle. Que veut-il dire par "pas encore monté " alors qu'il était enterré ici même ? Ce qu'il tente alors de lui faire comprendre, c'est qu'il n'est pas encore ressuscité d'entre les morts. En langage juif : " Je ne suis pas encore mort ". Il dit : " Je suis vivant ! ! ! "

" Quand ils (disciples) entendirent qu'il vivait et qu'elle (Marie-Madeleine) l'avait vu, ils ne la crurent pas ". (Marc16:11).

 


LES DISCIPLES INCREDULES.

Le même jour, sur la route qui mène à Emmaüs , Jésus rencontra deux de ces disciples et s'entretint avec eux sans qu'ils ne l'aient reconnu ! Arrivés à destination, les disciples persuadèrent le Maître de se joindre à eux pour le repas.

" Pendant qu'il était à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, puis le rompit et leur donna ". (Luc 24 : 30)

'Leurs yeux s'ouvrirent' lorsqu'ils le virent rompre le pain. Etaient-ils donc aveugles pour ne pas l'avoir reconnu avant ? Non, pourtant les disciples ne le reconnurent qu'à cet instant précis ! Luc poursuivit : lorsqu'ils l'eurent reconnu 'il disparut devant eux'. Il ne disparut pas réellement. Cela signifie qu'il partit. Il sortit de leur champ de vision.

Exaltés, les deux disciples, rejoignirent les autres disciples :

" Ils revinrent eux aussi l'annoncer aux autres qui ne les crurent pas non plus ". (Marc 16 :13)

Que se passe t-il avec les disciples de Jésus ? Pourquoi sont ils si réticents à croire ? D'où vient cette difficulté ? Le fait est qu'ils sont confrontés à l'évidence que Jésus est vivant, et non ressuscité (immortalité). Il est le même Jésus, physiquement, dans sa chair et ses os. Et il prend son repas ! Ils ne peuvent le croire. Si Marie-Madeleine leur avait dit qu'elle avait vu le fantôme de Jésus, ils l'auraient cru. Tout comme d'autres les auraient cru s'ils avaient dit avoir vu Jésus. N'avaient ils pas vu des esprits entrer dans des pourceaux et ceux-ci se précipiter vers la mort ? (Marc 5 : 13). N'avaient ils pas vu aussi des esprits entrer dans les arbres et les sécher jusqu'aux racines ? (Marc 11 : 20). N'avaient ils pas vu aussi chasser les sept démons de Marie-Madeleine ? (Marc 16 : 9). Mais tout ceci est naturel à leur âge ! Ils pouvaient croire tout ceci à cette époque là et à leur âge ! Mais Jésus vivant ? Un Jésus bien physique ? Jésus qui auraient échappé aux liens de la mort ? (Actes 2 :24). Tout ceci était bien trop pesant pour "ces gens de peu de foi " [Matthieu (6 : 30) ; (8 :26) ;(14 :31) ;(16 :8) et Luc (12 :28)].

a) Marie-Madeleine témoigne que Jésus est vivant !

b) Les disciples de Emmaüs témoignent que Jésus est vivant !

c) Des anges ont déclaré que Jésus est vivant ! (Luc 24 :23).

d) Deux hommes se présentèrent aux femmes : " Pourquoi cherchez vous le ''vivant'' parmi les ''morts'' ? Il n'est pas ici, mais il est ressuscité ". (Luc 24 : 4-5)

 

Et pourtant ils ne croient pas ! Voyons s'ils croient les paroles de leur propre Maître et 'Seigneur' ?

 


UNE ENIGME ARYTHMATIQUE.

Ceux d'Emmaüs "se levèrent…retournèrent à Jérusalem et trouvèrent assemblés les onze et leurs compagnons "(Luc 24 : 33). Quel onze ? " Ils trouvèrent… les onze ". Parmi ces onze étaient -ils eux-mêmes inclus ? Ils ne pouvaient être plus de dix, car à la première visite de Jésus à la salle du repas, Judas et Thomas étaient absents. Luc ne fut pas témoin de cette constatation, et il ne fait que copier les propos de Marc 16 : 14 qui rapporte qu' " Il (jésus) se montra aux onze pendant qu'ils étaient à table … ".

Voyons à présent la version de Paul, le 13ème apôtre de Jésus. Il raconte après trois jours d'hibernation "(Jésus ) a été vu par Céphas (Simon Pierre), puis par les douze "(1 Corinthiens 15 : 5). Quel douze ? Le terme "puis " ici semble indiquer que Pierre en est exclu ! Même en l'intégrant, vous n'arrivez pas au total de "douze élus ", car déjà Judas s'est donné la mort (il s'est pendu) (Matthieu 27 : 5) bien avant que Jésus ne ressuscite.

Il s'agit ici d'une problématique complexe où onze ne signifie pas onze (Luc 24 : 3) et où douze ne signifie pas douze. Et d'ailleurs trois et trois font deux et un. Jésus compatirait sans doute de nous savoir confronter à ces problèmes, car "il te serait dur de regimber contre les aiguillons ". [Actes 9 : 5 (Paul dit que ces paroles lui furent dictées par Jésus en Hébreu : Actes 26 : 14)].

 


L'ENTREE DE JESUS.

Alors que les deux disciples font le récit de leur rencontre avec un Jésus bien "matériel ", qui se trouvait d'ailleurs parmi eux, "jésus vint " Les portes avaient été fermées par crainte des juifs. Les polémistes chrétiens préfèrent l'expression "debout parmi eux " (Jean 20 : 19,24 et 26 ; le terme "vint ", "vint ", "vint " est une contradiction au fait qu'il leur apparut, qu'il se matérialisa). Il disparut d'Emmaüs pour reparaître à Jérusalem, tel "l'homme invisible " ou " Star treck " des films de science fiction où les héros s'évanouissent et réapparaissent sur d'autres planètes, ou dans d'autres lieux. Si vous voyez de vos yeux, des personnes qui disparaissent pour se matérialiser ailleurs, alors je pense que vous avez fumé un joint et que vous regardez trop la télévision.

 


LE LIEVRE ET LA TORDUE.

Mais Jésus fut-il si lent à se rendre à la salle du repas ? Il s'est déjà évanoui avant que les deux disciples n'aient atteint Jérusalem ! Il lui fallut bien du temps pour venir. Cela n'est pas sans rappeler la fable du lièvre et de la tortue. S'est - il arrêté sur le chemin, afin de penser ces blessures ?

Les dogmatiques envisagent la possibilité d'un Jésus flottant de place en place, apparaissant ici et là. Jeffrey Hunter, qui tenait le rôle de Jésus Christ dans le film "le Roi des Rois ", fit d'ailleurs une remarque justifiée alors qu'il jouait la scène de la "tentation ". Alors qu'il soufflait, souffrait, suait et haletait pendant l'ascension du mont Sion, il s'exclama : C'est la première fois de ma vie que je ressens combien Jésus était humain !

Ni Luc, ni Jean ne racontèrent cet épisode de la visite de Jésus à la salle des repas, ne racontèrent qu'il suait lorsqu'il apparut à travers le trou de la serrure et à travers les fissures du mur. Pourquoi ne nous l'avoir pas dit ? La question subsiste : Comment a t il fait pour entrer alors que les "portes étaient fermées " (Jean 20 : 19). N'est-il pas surprenant que Luc 24 : 36, qui rapporte aussi cet événement, ne précise pas que les "portes étaient fermées ". Etait-ce sans importance à ses yeux ? Pourquoi ? Cela était-il hors de propos ? Ou voulait-il tout rechercher exactement depuis les origines pour l'exposer d'une manière suivie (Luc 1 : 3)

 


LA SALLE DU REPAS.

Celle-ci est appelée "la chambre des hôtes " et "grande chambre haute " (Marc 14 : 14-15). C'est une des pièces de la maison. Faut-il le prouver ? Etait-ce la seule pièce à l'étage ? Gardons à l'esprit que cette pièce était meublée d'une grande table et de 14 chaises, pouvant accueillir 14 personnes. Tout ceci était destiné aux douze disciples et à Jésus, le malheureux treizième, ainsi qu'à Jean, le disciple que " Jésus aimait " (qui était le propriétaire de la maison) et qui "était couché à table près de Jésus ". Ainsi ils étaient quatorze.

Imaginez alors la table de cette "salle des hôtes " ! C'était un petit palais ! Jésus connaissait cette maison, car il avait visité bien des fois Jérusalem à l'occasion de la Pâque. Souvenez-vous de la façon dont il guida ses disciples la première fois ! (Luc 22 : 10)

Se peut-il que la chambre des hôtes de Jean n'ait qu'une seule entrée principale avec deux portes ? Etait-il nécessaire qu'elles soient toutes fermées ? Car en fait, seules les portes principales étaient utilisées par les visiteurs. Une personne bien élevée ne s'aventure pas dans les couloirs, sanitaires et appartements de ses hôtes ! Ils se contentent de l'hospitalité qui lui est accordée. Mais Jésus n'était pas un hôte, il était presque un membre de la famille du disciple qu'il aimait. Il ne frappait pas à la porte pour entrer. Si les disciples émirent quelque crainte, quelques doutes quant à son apparition devant eux, il les rassura bien vite.

" Que la paix soit avec vous, mais il furent saisis de frayeur et de crainte ". (Luc 24 : 36-37).

 


DES REACTIONS OPPOSEES LORSQU'ILS RECONNAISSENT JESUS.

Vous vous souvenez la réaction de Marie-Madeleine lorsqu'elle reconnaît Jésus prés de la tombe ? Elle est en proie à l'hystérie, et Jésus lui interdit de le toucher. Mais, ces dix héros qui s'entraînaient aux sabres, à présent tremblent devant leurs Maîtres. Pourquoi ces réactions opposées ? Des hommes terrifiés et des femmes qui ne le sont pas. Tout simplement parce que les femmes ont vu ce qui se passait autour du calvaire, alors que les hommes n'y étaient pas. Donc les femmes avaient bien l'intention de voir Jésus vivant près de la tombe, alors que les hommes croyaient voir un fantôme. Luc décrit leur affolement ainsi :

" Saisis de frayeur et de crainte, ils pensaient voir un esprit " (Luc 24 : 37).

 


PEUR ?

Ils pensaient donc avoir devant eux, non-Jésus, mais son fantôme. Demandez à vos amis "revenants " pourquoi les disciples pensent voir un esprit ? Dites-leur : " Avait-il l'apparence d'un esprit ? " Et perdu autant qu'on puisse l'être, ils répondront : " Non ". Alors pourquoi les disciples de Jésus croient-ils voir un esprit ? Il n'y a pas de réponse à cette question ! Ils restent muets.

Les disciples sont effrayés car il leur à été rapporté que Jésus avait été tué, attaché à la croix. Il avait été crucifié. Il leur fut rapporté aussi que qu'il "avait rendu l'âme ", qu'il était "mort et enterré " depuis trois jours. " TOUT CE QU'IL SAVAIT LEUR AVAIT ETE RAPPORTE ! ! ! " Car aucun d'eux n'avait vu ce qu'il advenait de Jésus au Golgotha à cet instant si pathétique :

" …TOUS L'ABANDONNERENT ET PRIRENT LA FUITE " (Marc 14 : 50).

 


LES VRAIS DISCIPLES.

Marc évoque les "douze " élus. Il ne parle pas de ceux qui sont "dévoués " à Jésus, comme Jean qui reconduisit la mère de Jésus, ou Nicodémus et Joseph d'Arimathe, et des autres. Compte tenu de la conduite lâche des " douze ", je considère que ces hommes méritent le titre de disciples. Ou Marc serait-il un menteur ? Lorsqu'il parle de tous, signifie t - il vraiment de " Tous " ? Marc énumère les femmes qui approchèrent Jésus. Parmi elles, figurent trois Marie et "le disciple que Jésus aimait ". Cette phrase est citée plusieurs fois sans aucun rapprochement ne soit fait avec Jean, leur bienfaiteur à Jérusalem. Pourquoi ? S'agit il alors de Jean, l'auteur du 4ème évangile ? Pourquoi ne pas le dire ? Il n'avait pas marqué beaucoup de réserve lorsqu'il avait demandé à Jésus "d'être assis à ta droite et l'autre à ta gauche dans ta gloire " (Marc 10 : 37). Cette réticence proviendrait-elle du fait que le " disciple aimé " soit un homonyme. Son nom pourrait être aux côtés de Jésus alors qu'il avait tant besoin d'eux, mais ils " l'abandonnèrent et prirent la fuite ". (Marc 14 :50)

 


JESUS N'EST PAS RESSUSCITE.

Après les salutations d'usage " Shalom ", Jésus apaisa ses disciples :

" Voyez (regarder) mes mains et mes pieds, c'est bien moi ; touchez-moi et voyez ; un Esprit n'a ni chair ni os, comme vous voyez que j'en ai. …il leur montra ses mains et ses pieds. " (Luc 24 :39-40)

Que voulait-il ainsi prouver ? Qu'il était ressuscité d'entre les morts ? Qu'il était un esprit ? Quel était le rapport entre ses pieds, ses mains et la résurrection ? " C'est bien moi ". Il insiste "un Esprit n'a ni chair ni os, comme vous voyez que j'en ai ". C'EST UNE EVIDENCE INCONTESTABLE ! Quiconque, qu'il soit hindou, musulman, chrétien, juif, athé ou libre penseur, sait "qu'un esprit n'a ni chair, ni os ".

 


POURQUOI INSISTER SUR CE QUI EST EVIDENT ?

Alors, pourquoi Jésus insiste t - il tant sue ce point ? Simplement afin de faire comprendre aux disciples qu'il n 'est pas mort et ressuscité et que, par conséquent, il n'est pas un Esprit. Jésus tente de leur faire comprendre qu'il n'est pas un esprit, qu'il n'est pas ressuscité ! Ces versets sont d'une telle clarté qu'aucune explication supplémentaire n'est indispensable au lecteur. Vous, lecteur, pourquoi n'apprendriez-vous pas ce verset dans votre langue quelle qu'elle soit : anglais, arabe, zoulou ou afrikaans. Ainsi, vous pourriez répondre à tous les missionnaires que vous rencontreriez. Allah vous donne les moyens aujourd'hui de révéler les fantaisies intellectuelles des chrétiens.

 


UNE EXPLICATION VIVANTE : JE SUIS VIVANT !

Si je dis, dans ma langue "je suis fait de chair et d'os, je ne suis pas un esprit, je ne suis pas un fantôme, et je ne suis pas un spectre ! " Cela est - il clair pour vous ? Alors vous répondrez : Oui ! Ce raisonnement est valable pour tous les pays, n'est-ce pas ? En d'autres termes, Jésus disait à ses disciples : " Voyez mes mains et mes pieds afin " qu'ils voient, sentent et touchent son corps et se rendent compte qu'il n'avait rien de spirituel ! Ce n'était pas un corps métamorphosé, ni ressuscité, car un "corps " ressuscité devient spirituel.

 


QUI DIT CELA ?

Les polémistes demandent qui est l'auteur de cette affirmation.: Réponse" Jésus " Où ? "Dans l'évangile de Luc 20 : 27 - 36 et vous verrez alors … "Les juifs harcelaient Jésus de questions et de devinettes :

a) " Est - il permis, ou non, de payer le tribut à César ? "(Matthieu 22 : 17 )

b) " Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère. "(Jean 8 : 4 )

c) " … quel est le premier de tous les commandements ? "(Marc 12 : 28 )

Puis ils évoquent le problème de cette femme juive qui eut sept maris, selon une coutume juive. En effet, si un mari meurt et qu'il ne laisse aucun descendant, alors le second frère épouse la veuve afin d'assurer la descendance. S'il meurt à son tour, le troisième fait de même et ainsi de suite. Dans ce cas, soumis à Jésus, sept frères épousèrent cette femme ; tous moururent et elle aussi d'ailleurs. Le problème ne réside pas tant dans cette coutume car les frères l'épousèrent l'un après l'autre, mais plutôt dans ce qu'il adviendra de tous à la résurrection. Qui aurait cette femme, car ne l'ont - ils pas tous eu ? Les juifs tentent de prouver à Jésus que si tous ses frères ressuscitent en même temps que la femme, il y aurait un conflit entre eux au Paradis. Qui aurait cette femme au Paradis ? Jésus leur répond : " Ils ne pourront pas non plus mourir " : les ressuscités seront alors immortels et ne connaîtront plus le besoin de nourriture, d'abri, de vêtement, de sexe, de repos. "Ils seront semblables aux anges ", ils seront spiritualisés, des créatures spirituelles, des esprits ! D'ailleurs, plus loin, il dit : "Un esprit n'a ni chair ni os, comme vous voyez que j'en ai un ". Et je ne suis pas un esprit, ni un fantôme, ni un spectre, je ne suis pas ressuscité ! Je suis le même Jésus, Jésus vivant !

" Et en disant cela, il leur montra ses mains et ses pieds. " (Luc 24 : 40)

 


LA PEUR DES DISCIPLES S'ESTOMPE.

" Dans leur joie, dans l'étonnement ", qu'aurait-il pu arriver aux disciples ? Ils le croyaient mort et il était parmi eux en chair et en os, avec tout ce qu'il y a de plus humain !

Afin de les apaiser encore, il dit : "Avez-vous ici quelque chose à manger ? Ils lui présentèrent un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux. " Que voulait-il prouver par ce geste ? Qu'il était ressuscité ? Pourquoi ne pas dire la vérité au lieu de se prêter à tous ces jeux : l'examen de son corps, le poisson grillé ? Serait - ce un prétexte , un "leela " comme disent les Hindous ? Il y a 165 ans , Schlelier-macher répondait par la négative et Albert Schweizer dans son ouvrage "A la recherche de Jésus historique "cite : "Si le Christ a mangé uniquement afin de prouver qu'il pouvait manger , alors qu'il n'avait nul besoin de nourriture ,ce serait une simulation "

 

1 1- Jésus était plutôt réticent à mourir !

N'avait il pas développé toute une stratégie défensive pour repousser les juifs. Il voulait rester vivant !

2 2- Il implora Dieu de l'aider !

Avec forces et lamentations, il implora Dieu Tout Puissant de lui accorder la vie.

3 3- Dieu "entendit" ses prières.

Dieu exauça sa prière : qu'il soit vivant !

4 4- Un ange de Dieu lui apparut afin de le conformer.

Dans l'espoir et la foi en Dieu afin qu'il lui laisse la vie !

5 5- Pilate déclare Jésus innocent.

Une bonne raison pour que Jésus conserve la vie.

6 6- La femme de Pilate a fait un rêve prémonitoire dans lequel :

"Aucun mal ne sera fait à ce juste". En d autres termes, il fallait le garder vivant !

7 7- Il resta sur la croix, seulement trois heures.

Aucun homme condamné‚ a la crucifixion ne mourrait aussi rapidement. C'est donc qu'il était vivant !

8 8- Ses deux compagnons de croix étaient encore vivants sur leurs croix.

Donc Jésus aussi devait être vivant !

9 9- L'encyclopedia Biblica -sous la rubrique croix, colonne 960 :

Dit que lorsque la lance fut jetée, Jésus était encore vivant !

10 10- Le sang et l'eau couleront aussitôt :

"Aussitôt", ce qui signifie que Jésus était encore vivant !

11 11- Ses jambes ne furent pas cassées, conformément a la prophétie.

Ses jambes ne pouvaient lui être utiles que lui vivant !

12 12- La tempête, le tremblement de terre et les ténèbres eurent lieu en moins de trois heures.

Tout ceci afin de disperser la foule sadique et de permettre à ses "disciples secrets" de l'aider à rester vivant !

13 13 - Les juifs doutèrent de sa mort :

Ils le soupçonnèrent de ne pas être mort sur la croix. Il était donc vivant !

14 14- Pilate s'étonne que Jésus soit déjà mort.

Car il savait par expérience qu'un homme crucifie ne meurt pas aussi vite. Il le soupçonna d être encore en vie !

15 15- Une chambre vaste et aérée.

Facile d accès, grande et aérée, pour ceux qui souhaitent lui venir en aide. La providence aussi était favorable a ce qu'il reste en vivant !

16 16- La pierre et le suaire furent bouges.

Cela n avait de sens que si Jésus était vivant !

17 17- Compte-rendu sur le suaire :

Des scientifiques allemands qui firent des expériences sur le "suaire de Turin" déclarèrent que le cœur de Jésus battait toujours, qu'il était vivant !

18 18- Déguisé !

Le déguisement n était opportun s il était ressuscite, mais l était, par contre que s'il était vivant !

19 19- Il interdit que Marie-Madeleine le touche.

"Ne me touche pas" car ses blessures sont encore douloureuses, car il est vivant !

20 20- "Car je ne suis pas monte vers mon père".

Dans la langue juive, cela signifie : "Je ne suis pas encore mort", donc il est vivant !

21 21- Marie-Madeleine n'est pas effraye lors qu'elle le reconnaît.

Car elle a vu, … certains symptômes, qu'il était encore en vie avant. Elle avait donc devant elle Jésus, un Jésus bien vivant !

22 22- Les disciples sont effrayes lorsqu'ils voient Jésus dans la salle du repas.

Tout ce qu'ils savaient de la crucifixion était que ouï-dire. Aussi ils ne purent croire que Jésus était vivant !

23 23- Il dîna :

La nourriture ne lui était utile que s'il était vivant !

24 24- Il ne se montra jamais a ses ennemis.

Car il avait échappé à la mort de justesse. Il était vivant !

25 25- Il se déplaçait peu.

Car il n était pas ressuscité, pas spiritualise, mais bien vivant !

26 26- Témoignage des hommes autour de la tombe :

"Pourquoi cherchez vous le vivant parmi les morts ?" (Luc 24-5). Car il n'est pas mort, il est vivant !

27 27- Témoignage des anges :

"... des anges ont déclare qu'il était vivant" (Luc 24-23). Il n'utilisèrent pas le mot ressuscite mais "vivant" !

28 28- Marie-Madeleine témoigne.

" ... ils entendirent qu'il vivait et qu'elle l'avait vu, ils ne la crurent pas" (Marc 16-11). Marie-Madeleine se porte garante qu'il était vivant,  et non un spectre , un fantôme ou un esprit. Ils ne pouvaient croire que le Maître était vivant !

29 29- Le Docteur Primerose témoigne :

Que l'eau et le sang qui jaillirent ne soient que la conséquence du choc nerveux cause par les vaisseaux sanguins et causés par la flagellation ! Ce qui prouvait que Jésus était vivant !

30 30- Jésus avait prédit que son miracle serait celui de Jonas !

Selon le livre de Jonas, Jonas était vivant alors qu'il aurait du être mort. De même que Jésus était vivant alors qu'il aurait du être mort !

 

 

Source: http://membres.lycos.fr/oasislam/

 


Par abdoullah_ibn_tayeb
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